OCTO met le cap sur la responsabilité socio-environnementale

Introduction

En octobre dernier, un premier article détaillait les initiatives qui commençaient à émerger chez OCTO en matière d’action socio-environnementale. On y parlait B Corp, apéro Green et débats dans les mailings lists… entre autres sujets !

Quelques mois plus tard, un nouvel état des lieux ne ferait pas de mal. En effet, par aversion pour toute forme de greenwashing, nous souhaitons que nos communications reflètent nos initiatives concrètes, pérennes et apprenantes. Et, dans le contexte du Covid-19, auquel se mêlent nos inquiétudes sur l’avenir de la planète, le sujet reste plus actuel que jamais. Et bien que certaines de ces mesures s’appliquent à nos locaux que nous ne fréquentons quasiment plus depuis plusieurs mois, elles seront toutes nécessaires pour l’avenir !

La voie n’est évidemment pas simple à trouver. Quelques commentaires déjà publiés sur notre blog questionnaient, de façon très pertinente, le poids réel de nos actions par rapport à l’énormité de l’enjeu (le fameux impact des touillettes…), ainsi que nos orientations business (fondamentales bien que moins visibles au premier regard). Notre approche à ce stade peut s’expliquer en deux points.

Tout d’abord, il faut bien commencer quelque part. Comme en Agile, les Octos préfèrent démarrer petit et avancer pas à pas, plutôt que d’être tétanisés devant la hauteur de l’obstacle. La suppression des touillettes est une bonne illustration : c’est une action mineure, mais additionnée aux autres, elle contribue indirectement à un mouvement en instillant un réflexe général de réduction des déchets (que ce soit chez OCTO, chez les Octos ou auprès des clients qui nous visitent).

Ensuite, la transformation en profondeur de nos activités informatiques sera un véritable marathon. Aucune réponse facile ne peut être formulée en un claquement de doigts. Nous amorçons donc des chantiers de longue haleine, afin d’améliorer non seulement notre fonctionnement, mais également celui de notre écosystème business (fournisseurs, clients…). Notre instinct d’innovateurs nous fait suivre le célèbre précepte “Eat your own dog food” ! Testons d’abord chez nous, puis étendons à l’externe.

Nous souhaitons que cet article vous donne un bon aperçu de tous ces chantiers qui nous feront avancer sur notre cap ! Des plus petits aux plus grands, chacune de ces étapes contribue à nous rapprocher de la destination :

  1. La sensibilisation
  2. La rationalisation
  3. L’exploration

1) La sensibilisation

La prise de conscience et l’action doivent commencer à un niveau individuel pour que nous avancions tous dans la même direction. Pour y parvenir, la sensibilisation aux enjeux “Green” se fait à de multiples occasions dans notre quotidien.

Grâce aux RH, cela commence dès l’arrivée d’un nouvel Octo : notre passeport d’intégration énumère les bons réflexes pour réduire ses déchets, éviter le gaspillage alimentaire, économiser le papier et l’énergie consommée…

Extraits du passeport d’intégration OCTO

Notre équipe Com’ rappelle ces mêmes réflexes dans nos cuisines, en y affichant des consignes indispensables aujourd’hui.

Affiches de sensibilisation réalisées par la Com’

La DSI a également commencé à sensibiliser les Octos aux problématiques de sobriété numérique. Une BOF (1) a été organisée pour encourager notamment les Octos à alléger au maximum leur volume de stockage sur Gmail et Google Drive, le volume des pièces jointes aux mails… D’autres travaux sont en cours sur ces lignes directrices, très inspirées notamment par les préconisations de The Shift Project.

La sensibilisation se fait aussi naturellement entre les Octos. Comptes-rendus de conférences, fiches de lecture et articles pertinents circulent fréquemment sur notre mailing list green@octo. Au programme des derniers partages : numérique durable, atelier “Comment agir pour le climat ?”, décroissance, conférence Duck Conf 2020 « Polluons plus pour digitaliser plus » (elle-même déjà présentée sur ce blog), etc.

Des BBL (2) sont organisés régulièrement, par exemple sur la réalisation de produits ménagers faits maison ou sur le compostage (par la suite plusieurs Octos dont Nathalie, notre DRH, a elle-même installé un composteur chez elle !). Ici se rencontrent donc l’univers professionnel et la sphère personnelle, pour tirer les deux mondes vers le haut.

En outre, des Octos lancent des initiatives fortes pour faciliter l’action individuelle : on peut citer notamment OctoMarket, projet interne de plateforme de don, de prêt ou de revente entre Octos, permettant de créer une petite économie circulaire à notre échelle en donnant une seconde vie à nos objets. 

La liste des annonces créées sur OCTOMrkt

Autre exemple, quelques Octos cyclistes ont pris l’initiative de favoriser des trajets plus écolos, en installant du matériel d’entretien des vélos à la disposition de tous. Leur démarche a rapidement été soutenue par nos RH et nos Services Généraux, qui ont investi dans un véritable petit atelier en libre accès dans nos sous-sols.

Notre espace vélo au sous-sol

2) La rationalisation

Non content d’encourager ces pratiques à un niveau individuel par la sensibilisation, OCTO entend bien rationaliser sa propre consommation dès que cela est possible. À l’échelle de l’entreprise, les leviers sont nombreux pour réduire les déchets et le gaspillage, et s’approvisionner de façon plus responsable. Les actions suivantes ont été entamées dans ce but mais, pour certaines, seules des mesures chiffrées pourront attester de leur efficacité. Mesures que nous n’avons pas encore, mais qui sont en cours d’élaboration !

Pour ce qui est de notre activité de formation (OCTO Academy), les fournitures ont été revues à la baisse : nous ne fournissons plus de bouteilles d’eau à nos participants, mais des verres (en verre !) et des carafes d’eau. De plus, les commandes de plateaux repas ont été systématiquement supprimées, afin d’enrayer le gaspillage constaté, dû aux changements de dernières minutes et aux éventuelles inadéquations entre les repas proposés et les régimes et restrictions alimentaires de chacun.

Au niveau de la Com’, les approvisionnements se veulent vertueux : nos publications sont imprimées chez un imprimeur local et certifié Imprim’Vert, sur papier PEFC ou FSC (non recyclé car après vérification, il semble que le papier recyclé serait plus énergivore et polluant que le papier classique, mais ce point est toujours en cours d’étude). De même, la Com’ mène des réflexions au sujet de certains goodies OCTO, encore loin d’être éco-responsables. Les Octos sont en tout cas incités à les distribuer de manière raisonnable.

La DSI a opté pour le prolongement de la durée d’utilisation de tous nos terminaux. En effet, la prolongation de la durée de vie d’un objet numérique est un fort levier de réduction de son empreinte écologique. Selon la recommandation du Shift Project, le droit au renouvellement est donc ouvert plus tard aux Octos, en suivant les chiffres du tableau ci-dessous.

Extrait de la communication de notre DSI : Résultats de la mesure proposée par
The Shift Project sur l’impact de l’allongement de la durée de vie des terminaux.

Les événements et conférences organisés par la Com’ n’ont pas été en reste. L’édition 2019 de l’USI a été l’occasion de mettre en œuvre les mêmes principes, au moyen d’une scénographie basée sur l’up-cycling, une restauration issue de petits producteurs locaux, et une redistribution des surplus alimentaires à des associations (soit 460 repas). Les Matinales et la Duck Conf, quant à elles, ont vu tous leurs goodies supprimés afin de réduire l’impact environnemental de ces événements. L’équipe de la Duck Conf a même choisi de faire honneur à son nom en faisant don du budget habituellement alloué aux goodies à Faune Alfort, une association de protection des animaux.

Enfin, sur le plan social, certains prestataires d’OCTO sont des ESAT (Établissement et Service d’Aide par le Travail), comme par exemple la société de gestion du tri sélectif (Elise) ou la société d’emballage des goodies. Nous savons que nous pouvons encore mieux faire et sommes en train d’identifier d’autres ESAT avec qui travailler.

3) L’exploration

Rationaliser et assainir notre fonctionnement actuel, c’est bien… Transformer nos activités en profondeur et dans la durée, c’est mieux ! Pour cela, différents travaux d’exploration sont lancés, afin de déterminer quoi transformer et comment pour les années à venir.

Un BEGES (Bilan d’Émission des Gaz à Effet de Serre) a été initié avec l’aide de l’expert François Laugier (3) sur un périmètre ambitieux. En effet, celui-ci inclut non seulement les scopes 1 et 2 réglementaires (respectivement liés aux émissions directes de notre activité et aux émissions indirectes de notre consommation d’énergie), mais également le scope 3 (comprenant les trajets des Octos depuis leur domicile, les impacts de nos missions chez nos clients, etc.). 

L’objectif à court terme est d’obtenir, d’ici quelques semaines, une comptabilité carbone précise sur nos GES émis. De nombreuses données ont déjà été centralisées… mais il reste fort à faire.

Slides de cartographie des flux réalisées par François Laugier (3)

Pour aller plus loin et devenir autonomes sur la comptabilité GES, trois Octos ont été formés et sensibilisés en aidant François Laugier à réaliser le BEGES d’OCTO. Pour pouvoir le faire nous-même, il faudra plus d’expérience, et surtout la validation officielle de l’Association Bilan Carbone (ABC). Une formation certifiante de 2 jours doit également être proposée aux autres Octos intéressés, et montée quand cela sera possible. 

L’objectif est ici à plus long terme : il s’agira d’adresser également les GES évités. Pour ce faire, un calculateur est en cours de construction pour tout d’abord l’appliquer à notre propre cas et ajouter ces résultats à ceux de nos GES émis, puis pour intégrer cette nouvelle expertise à notre offre de conseil via nos propositions commerciales. En résumé : on apprend, on teste sur nous-mêmes, on perfectionne, puis on propose à nos clients ! Un bon exemple de notre conviction : “Eat your own dog food…”.

De nombreuses autres actions sont dans les tiroirs, ou en cours, comme notamment une refonte du tri sélectif au 34, un projet de reconnaissance d’images de déchets pour en faciliter le tri, un abonnement de paniers AMAP spécial Octos… Les idées sont pléthoriques. Il se murmure également qu’une nouvelle tribu OCTO, spécialement consacrée aux impacts environnementaux, est en cours de création… Tout cela devra être confirmé dans un prochain article !

Enfin, terminons par l’initiative la plus notable : notre démarche de certification B Corp. Déjà évoquée dans le précédent article, elle a depuis avancé… mais certes pas autant que souhaité. Décidée à l’été 2019, en raison de la volonté d’impact social et environnemental émanant de nombreux Octos, la cible initiale était de décrocher notre sésame en septembre 2020. Cependant la conjoncture actuelle pourrait bien allonger ce délai.

D’ores et déjà, une équipe dédiée de 5 Octos, qui devrait bientôt être élargie, a longuement planché sur les premières étapes de pré-évaluation de B Corp. Reste à mener la deuxième étape : celle de l’audit.

Dominique, sponsor de cette certification B Corp et interviewée pour la rédaction de cet article, voit en B Corp plus qu’une simple certification, mais également un véritable levier d’action pour transformer concrètement l’entreprise. Au-delà de la simple note obtenue, la méthode fournit une liste très concrète et détaillée d’axes d’études et d’opportunités d’amélioration. Viser ce label permet donc à OCTO de structurer son action sur le chemin de la pleine responsabilité socio-environnementale, comme l’a exprimé Dominique : “On cherche surtout l’impact avant le score : on ne va pas se mettre à fond sur un sujet juste pour obtenir 4 points de plus. Il faut que ça ait du sens pour nous.”

Une communication doit d’ailleurs être bientôt rédigée par l’équipe dédiée, puis partagée aux Octos et sur ce blog. Je renvoie donc vers cette future publication pour toute information supplémentaire sur notre objectif B Corp !

Conclusion

Ainsi, au regard d’enjeux socio-environnementaux qui ne cessent de croître, nous cherchons à jouer sur tous les niveaux : de l’échelle individuelle à l’entreprise dans sa globalité, en passant par notre écosystème business.

Condition importante pour une transformation incarnée et pérenne, les initiatives émanent des Octos eux-mêmes, et non d’une consigne péremptoire de la direction (qui s’avère toutefois très engagée dans ce domaine). La logique bottom-up qui nous est chère a ainsi trouvé un nouveau terrain de jeu… ce qui n’est pas sans susciter quelques débats internes.

Reste maintenant à poursuivre notre route et poursuivre notre transformation pour les années à venir… Nous vous tiendrons bien sûr informés des prochaines étapes de notre périple !

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Références :

(1) BOF = Birds Of a Feather, c’est-à-dire une session de partage organisée mensuellement au 34 pour les Octos intéressés.
(2) BBL = Brown Bag Lunch, c’est-à-dire une réunion informelle qui a lieu le midi, pendant que les Octos déjeunent.
(3)
Pour en savoir plus sur François Laugier, notre expert sur le BEGES, vous pouvez visiter son profil Linkedin et son profil Zei.

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