Je me suis lancée, j’ai speaké et tout s’est bien passé

…même si j’étais méga stressée.

Voilà en une phrase comment j’ai résumé mon expérience de La Duck Conf. Et voici les étapes parcourues pour en arriver là :

Mes freins depuis toujours

  • Je n’ai rien de spécial à partager : ce que je fais, tout le monde le fait, c’est évident.

→ c’est faux. Il y a toujours des personnes qui seront intéressées et qui vont apprendre donc il ne faut pas limiter les sujets.

  • Je ne suis pas un expert de ce sujet, beaucoup d’autres connaissent sûrement mieux que moi et ont plus d’expérience dessus.

→  effectivement, c’est un fait, il y aura sûrement (voire toujours) quelqu’un de plus expert et alors ? Est-ce que ce sujet vous intéresse ? Est-ce qu’il y a du partage dessus ? Est-ce qu’il y a du partage pour tous les niveaux ?

  • Je n’ai pas envie de faire de la théorie pour prôner une vérité 

→  fait un retour d’expérience alors 😉

En vrai, le frein, c’est moi et depuis toujours. Je le sais depuis longtemps mais ce n’est pas pour ça que cela change quelque chose.

Le déclic

Sur mon projet actuel, j’ai longtemps travaillé sur un sujet : les perfs.

Au fur et à mesure du temps, je voyais que j’avais plein de choses à partager

  • … quand j’en parlais avec mes collègues ou avec mon manager et que cela suscitait l’intérêt et les questions
  • … quand des collègues qui préparaient des talks internes OCTO, venaient me voir pour avoir du feedback
  • … et tout simplement quand je me disais qu’on faisait/apprenait plein de choses sur ce projet

Bref, en fait, j’avais plein de choses à raconter, basées sur notre expérience. 

C’est la 1ère fois que j’étais à l’aise de me dire : oui tu as un sujet avec du contenu, parles-en !

Par quel moyen communiquer ? On va commencer doucement quand même : un article de blog ? un talk interne à OCTO (nous avons des créneaux dédiés à cela) ? 🤔

« La Duck Conf 2022 – Appel à sujet ! »

Voilà l’objet du mail reçu de l’équipe curation de La Duck Conf.

Allez, je me lance. Je peaufine le titre et le pitch de mon talk avec l’aide d’un collègue et je soumets mon sujet. De toute façon, il y a 30 propositions de sujets et seulement 8 retenus, je ne risque pas grand chose, la proba est faible.

Quelques jours plus tard, j’apprends que mon talk est retenu #jeNeRisqueRienLol

😈 Petit démon : « Aaaah mais pourquoi j’ai proposé ce talk ? »

😇 Petit ange : « C’est un coup de pied au c*** mais tu connais ton sujet. Ne fais pas marche arrière, ce serait bête et saute sur l’occasion. »

C’était pas vraiment la communication en douceur que j’avais imaginée pour moi mais il faut savoir sortir de sa zone de confort, n’est-ce pas ?

Le jour J : mon ressenti

Nous sommes le 29 mars, La Duck Conf est terminée et j’écris un mail (l’ébauche de cet article) à mes collègues:

Au final, La Duck Conf c’était aujourd’hui et je suis trop contente d’y avoir participé ! Et je vais même oser le dire mais je suis fière de l’avoir fait !

J’avais la boule au ventre depuis ce matin, stress à bloc, mâchoire serrée et intérieurement je me suis dit au moins 20 fois « respire » (histoire de pas arriver essoufflée sur la scène) mais au fond de moi, j’étais prête et j’avais hâte que cela soit passé.

Un maître mot pour moi : PRÉPARATION !

La chance de participer à une conférence c’est qu’il y a une date où il faut être prêt. On ne peut pas procrastiner indéfiniment. Et en plus, La Duck Conf c’est bien cadré : 

  • 2 BAFs obligatoires : créneaux pour répéter et “se prendre une baffe” par ses pairs = recueillir du feedback en vue d’améliorer tout ce qui peut l’être (fond, forme, présentation, etc)
  • et même un coach si on le souhaite. Et franchement, c’était bien cool d’être coachée. J’ai profité de 3 séances pour parler, répéter et profiter de l’expérience et des tips de mon coach, merci pour ça.

En toute sincérité, j’ai dû répéter mon talk au moins 20 fois (une fois qu’il était à peu près sec). Pour l’apprendre, pour connaître les enchaînements, pour m’approprier l’histoire, pour avoir l’air le plus naturel possible. C’est comme ça que je fonctionne et c’est cette préparation qui m’a rassurée.

Les derniers jours, quand on m’a demandé : « est-ce que tu es prête ? », ma réponse était « oui ». Et ça, c’était franchement pas gagné #confianceEnSoi

Tout ça pour dire à ceux qui hésitent : oui, vous pouvez y arriver, c’est possible, il faut juste trouver son mode de fonctionnement et pour moi c’était répéter, répéter, répéter jusqu’à ce que le discours devienne fluide.

A vos talks !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.


Ce formulaire est protégé par Google Recaptcha