Interview Maxime Uszpolewicz : « L’intérêt du secteur public réside dans le fait qu’on travaille sur des projets qui ont du sens, en tant qu’individu, en tant que citoyen et en tant que collectif. »

Chez OCTO depuis près de 5 ans, Maxime est un expert du service public, et il nous partage sa passion pour ce secteur. Partons à sa rencontre !

Quel est ton parcours ?

Je suis ingénieur en maths appliquées de l’école des Ponts et j’ai un master en Système d’Information de Télécom Paris. C’est ce qui m’a amené à l’IT. J’ai toujours eu une appétence naturelle pour l’IT, à l’origine je pensais avoir une carrière moins tech, mais finalement je me suis rendu compte que c’était vraiment ça qui m’intéressait.

Et ça fait maintenant 13 ans que je fais exclusivement du conseil pour le secteur public. J’ai fait différents types de conseils : du conseil organisationnel, métier, du conseil en stratégie et maintenant du conseil “deep tech” chez OCTO.

Quel est ton métier chez OCTO ?

J’ai trois métiers chez OCTO : 

-Mon métier premier est celui de Consultant. J’interviens en mission et je conseille mes clients sur des sujets de transformation numérique où je produis moi même des livrables. Cela représente aujourd’hui environ 30% de mon activité. 

-Mon deuxième métier est celui de Directeur de Mission : j’encadre les consultants qui “font” et porte les engagements d’OCTO, en répondant aux attentes des clients et en assurant la qualité de nos travaux. Et je m’assure aussi que ce soit un kiff pour les Octos de travailler sur la mission, car c’est très important chez OCTO. Cette activité m’occupe environ à 30%. Dans ce métier, il y a des invariants : l’organisation, l’animation de l’équipe, la construction d’une démarche d’accompagnement de nos clients et la mise en œuvre de cette démarche, la tenue des engagements de manière générale. Après, d’un projet à l’autre, tu vas faire des choses différentes. Comme tu ne touches pas la même matière, que les organisations que tu aides sont différentes, tu as systématiquement à faire différemment. Un même besoin exprimé chez deux clients différents, ne sera pas mis en œuvre de manière identique car les organisations ne sont pas les mêmes. Et c’est ce qui est passionnant dans le métier.

-Mon troisième métier c’est le développement de l’activité d’OCTO sur le secteur public. Sur ce métier, on a un principe majeur : il faut délivrer au delà des attentes de nos clients pour assurer la réputation d’OCTO sur nos travaux et maintenir ainsi notre réputation. On a beaucoup d’activités qui sont  liées au fait que les clients connaissent la boîte de réputation et souhaitent travailler avec nous.

Dans nos recrutements, on recherche exclusivement des consultants, car pour nous c’est comme ça qu’il faut faire du développement business dans les cabinets de conseil. En réalité, c’est parce que tu es bon en conseil auprès de ton client, que naturellement, la relation partenariale va se nouer, dans la confiance.

Pourquoi ça te tient à coeur et pourquoi c’est important pour OCTO de travailler pour le service public ?

L’intérêt du secteur réside dans le fait qu’on travaille sur des projets qui ont du sens, en tant qu’individu, en tant que citoyen et en tant que collectif. On participe à la vie de la cité, et c’est hyper gratifiant. De manière générale, parler de tech à la maison ou avec ses amis, cela peut avoir un côté rébarbatif et parfois hors sol. Là, on parle de sujets que les gens connaissent et qui les touchent réellement. Ce qui fait que tu peux vraiment parler de ton métier autour de toi et les gens sont intéressés.

L’autre notion, c’est l’impact réel sur la société, on est en prise directe avec les problèmes des gens. Et ça, c’est aussi hyper kiffant.

Moi, je suis rentré dedans complètement par hasard, j’étais dans un cabinet de conseil en stage et ce cabinet faisait 80% de son activité pour le secteur public. J’ai trouvé ça juste génial et je n’ai jamais voulu le quitter. C’était une révélation et ainsi, j’ai développé une expertise sur le sujet.

Pour OCTO, c’est une part non négligeable de notre activité et c’est un levier de croissance important. Et le WHY du secteur rejoint dans ses fondamentaux l’ADN d’OCTO : aider les autres, le bien commun, la communauté. Par conséquent, les Octos sont naturellement intéressés pour venir bosser sur ces sujets. Il pouvait y avoir auparavant un côté parfois un peu poussiéreux de ce secteur, pas très attractif, alors une de nos réussites c’est d’avoir réussi à le faire briller au sein d’OCTO et à changer cette image. 

L’autre point, c’est que nous vivons depuis 2 ans un alignement des planètes. Je m’explique : on arrive à un moment donné où les besoins de nos clients, en termes de transformation, rencontrent tout ce qu’on sait faire chez OCTO. Avant, OCTO pouvait parfois avoir un discours en décalage avec le niveau de maturité de certaines administrations. Maintenant, elles sont prêtes à ce qu’on les accompagne, pour changer les façons de faire, les cultures, refondre les systèmes d’informations, etc.

Pourrais-tu nous en dire un peu plus sur les types de projets que nous adressons côté Service Public ?

On a deux grosses natures de projet. La première est la transformation numérique des administrations, qui concerne des sujets d’architecture des SI, l’ouverture des SI, l’Open Data, l’Open API, tout ce qui permet aux  administrations de mieux collaborer, en cassant les silos. On travaille beaucoup sur l’« agilification » des projets, des programmes et même des DSI. On est vraiment sur toutes les strates de l’accompagnement agile des organisations. Nous intervenons également sur les transformations culturelles. L’idée est souvent de repositionner le citoyen au centre de tous les débats d’organisation. C’est à dire, comment articuler toutes les réflexions autour de l’expérience que va vivre le citoyen. D’ailleurs, autant que possible nous le faisons intervenir dans les projets pour faire émerger les solutions. 

La deuxième grande nature de projet, c’est la fabrication de produits numériques. Et là, on mixe deux approches aux objectifs radicalement différentes.

La première approche est le modèle de start-up d’état. Nous participons au fonctionnement d’incubateurs de start-ups dans différentes administrations. Le seul mot d’ordre pour ces start-ups, c’est le TTM, aller le plus vite possible entre les mains des utilisateurs pour valider (ou invalider) les hypothèses, de valeur ou d’ergonomie, posées par la startup. Cela signifie se rendre rapidement sur le terrain, se confronter aux utilisateurs, collecter du feedback, vérifier que ce qui a été imaginé était bien une bonne idée, en appliquant toutes les bonnes pratiques du Lean Startup. On a d’ailleurs des formations chez OCTO sur le sujet.

La deuxième approche, c’est le Delivery industriel, de grosses refontes de SI, hyper structurantes dans les modes de fonctionnement de nos clients. Par exemple, on travaille actuellement à la refonte complète du SI Incendie et Secours (des appels reçus au 18-112, à l’intervention des pompiers sur le terrain). Les objectifs sont ici, la robustesse, la qualité, les performances. 

Malgré tout, les invariants à ces 2 approches, restent bien l’Agile et l’UX.

Quelles sont les compétences nécessaires pour aller bosser sur ces types de projets ?

Il faut avoir tous les assets traditionnels du consultant. Pour faire notre job, il faut avoir fait du conseil et avoir un goût prononcé pour les projets à impact sociétal.

On ne cherche pas des personnes pointues sur tous les domaines mais on attend des potentielles recrues qu’elles aient une compréhension transverse de l’IT et qu’elles se positionnent en capacité d’interagir avec les Octos sur leurs expertises.. 

Ton best memory @OCTO ?

Mon meilleur souvenir chez OCTO, en fait, c’est l’époque que nous vivons actuellement chez OCTO. On prend des claques en permanence chez OCTO, surtout au début, mais il m’arrive encore de tomber de ma chaise. La façon dont la boîte s’est adaptée à la situation actuelle, de voir comment elle a évolué pour s’adapter à l’organisation à distance, que ce soit en interne ou sur les projets, et voir l’engagement des consultants, c’est fou ! Et cette faculté que peut avoir OCTO à se transformer et à communiquer de façon aussi efficace. Il faut que l’on se rende compte de la boîte dans laquelle on est, c’est absolument dingue. 

Le moment que nous vivons, l’énergie qui est déployée par tous, sont incroyablement représentatifs de ce qu’est OCTO. C’est la plus belle idée que je puisse avoir de ma boîte. Mon seul objectif, dans la période, est de mettre cette énergie au service de mes clients pour les aider à passer ce cap le mieux possible.

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