Et après RIA?

Le Web2.0 nous amène quotidiennement son lot de nouveautés, de nouveaux frameworks et induit un changement fort en terme d’ergonomie: nos applications web vont devoir être repensées, être « fluidifiées »…
Un petit voyage dans le futur (pas trés loin en fait…) nous ferait découvrir les WebOS.

N’ayant pas eu à la naissance un quelconque don de divination, je ne me risquerai pas à de dire si cela sera le prochain acronyme à la mode et si ce dernier regroupera une (r) évolution dans notre manière de travailler.
La volonté principale derrière le WebOS est de pouvoir utiliser l’Internet comme on utilise aujourd’hui son propre OS:
  • Utilisation d’un système de fichiers
  • Edition/sauvegarde de fichiers
  • Gestion de versions des fichiers
  • Visionnage des emails, chat et autres messengers
  • Connections distantes sécurisées et protection des données

…le tout dans une ergonomie semblable à celle de nos OS (passage d’une application à l’autre, utilisation du clavier…)

De nombreuses initiatives sont actuellement présentes sur le marché. Certaines d’entre elles ne couvrent pas l’ensemble des fonctionnalités suscitées et « se contente » de reproduire le desktop de nos OS au sein d’une application Web et donc dans le browser: les « Web Desktop ». Ces applications reprennent cependant quelques patterns d’ergonomie couramment utilisés au niveau des OS et des applications RDA en général:

  • MDI: Multiple Document Interface qui permet de minimiser les applications au sein du Web Desktop
  • Affichage d’un Desktop sur lequel on peut stocker des raccourcis vers d’autres applications
L’élément le plus intéressant me semble être la récupération du pattern MDI et l’utilisation qu’on pu en faire certains produits (comme eXo Platform par exemple). Un portail propose classiquement une page d’accueil sur laquelle il est possible de choisir puis de positionner des « portlets », composant graphique ou « mini-application » affichant une partie de l’application réelle (souvent d’ailleurs dans une taille proche du timbre poste…).
Considérez alors cette page d’accueil comme un desktop (le même que celui que celui que vous utilisez tous les jours…). On peut alors imaginer manipuler les « portlets » comme des fenêtres indépendantes, redimensionnables et que l’on peut minimiser à volonté. On pourrait également imaginer que la notion de corbeille permettrait de supprimer ces « mini applications » par un simple drag & drop…N’est ce pas plus satisfaisant ou à défaut séduisant?
D’autres initiatives vont plus loin. EyeOS ou DesktopTwo pour ne citer qu’eux sont assez impressionnants et proposent l’équivalent d’un explorateur Windows distribué.
Ainsi EyeOS propose un système de fichier permettant de créer ses propres répertoires, de créer et de sauvegarder ces propres documents via des éditeurs de texte intégrés ou bien encore de visualiser des vidéos ou d’écouter des musiques mises en commun au niveau d’un répertoire public…

Eye OS
Encore plus « riche », DesktopTwo propose de « vraies » applications classiquement RDA: il est ainsi possible d’exécuter OpenOffice via une applet Java lancée directement depuis DesktopTwo. Le fichier créé peut être sauvegardé où vous le souhaitez dans votre web File System…et donc quelque part sur un serveur…

Desktop Two
Ces initiatives semblent plus qu’intéressantes et prometteuses même s’il est difficile de dire si elles perceront ou non et si oui lesquelles seront massivement adoptées. Car c’est sans compter sur Google et sa force de frappe. Google Office reprend déjà en partie ces concepts.

Google Office
A son habitude, Google parie sur une ergonomie épurée mais trés efficace, un fluidité d’utilisation impressionnante et permet l’utilisation du clavier: Un classique Ctrl+S sauvegarde le document courant…

Il est plus probable que si ces initiatives se démocratisent, elles feront évoluer nos manières de travailler: les documents pourront être simplement partagés mais surtout, il nous sera possible, à partir de n’importe quel poste, de récupérer son environnement de travail, ses documents, ses programmes et ses préférences: bref, une sorte de profil Windows du web qui stockerait nos habitudes, nos données personnelles. La CNIL n’a pas fini d’avoir des poussées d’urticaires et j’imagine que c’est déjà le cas avec des outils comme Spock ou même simplement Google: tapez votre nom vous risqueriez d’être surpris…
Ce qui, en revanche semble plus certain, c’est que des frontières s’estompent…

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