Conte de Noël OCTO – Chapitre 3 & 4

Chapitre 3: En route vers la transformation durable !

Les experts du groupe de GIEC en étaient arrivés à plusieurs conclusions.

La première, c’est que si nous voulions continuer à connaître la neige, et en particulier sur le continent européen, il faut maintenir la hausse de la température mondiale à un niveau inférieur à 2°C par rapport aux niveaux préindustriels. Aussitôt, les propositions de solution fusèrent :

– Facile, s’exclama OPTI,  les gens n’ont qu’à faire comme nous ! 

-Nous n’avons qu’à leur apprendre ce qu’est la frugalité heureuse ! renchérit ZEN

– Tu plaisantes ?  rétorqua PESSIM. Nous vivons comme des Amish, nous sommes heureux comme ça. Mais tu crois vraiment que les adultes auront envie de renoncer à leurs vieilles habitudes ?  

– Ils n’ont qu’à réduire leur confort, ce n’est pas si compliqué, renchérit SIMP.

J’arrêtai les débats qui s’annonçaient stériles :

– Avançons les enfants, pour l’instant je vous propose d’écouter ce que GIEC essaie de nous dire. Ensuite, nous prendrons le temps d’en discuter. Poursuis, s’il te plaît : quelle est votre deuxième conclusion ?

– Nous avons fait le tour du monde et observé un étrange phénomène : beaucoup d’adultes responsables d’entreprises disent faire tout leur possible pour réduire leurs émissions de carbone. Sur le coup, nous nous sommes sentis moins seuls, enfin une bonne nouvelle ! Mais nous avons vite déchanté : ils ne réduisent rien du tout, ils « compensent ».

– Ça veut dire quoi ? demanda NAIF.

– Ça veut dire qu’ils continuent à polluer d’un côté tout en plantant des arbres de l’autre, par exemple.

– C’est débile, ça ne résout rien ! s’exclama PROVOC.

– Si, leur image de marque, ricana CYNIC. Tout en achetant le droit à polluer et en se donnant bonne conscience. Très malin…

– Ouaip, c’est du greenwashing, s’énerva PESSIM.

– Alors, aucun espoir vraiment du côté des adultes ? questionna POSIT.

– Il faut relativiser, tempéra GIEC. Une « roadmap zéro carbone », c’est déjà un début, surtout pour celles qui compensent l’incompressible.

– Traduction ?

– Parfois, les entreprises n’ont pas le choix, se transformer à court terme leur demanderait trop d’investissement en temps et en argent.

– Bon, ça, c’est les autres, mais nous, on fait quoi ? s’impatienta PRAGMAT.

– On construit une vision, et on se fixe des objectifs de développement durable. Vous êtes d’accord, Père Noël ?

Tous les yeux se tournèrent vers moi. Pour être franc, je n’avais pas tout compris et je me sentais un peu dépassé. Et fatigué. Le chantier qui nous attendait me semblait une montagne que je me sentais incapable d’escalader seul. 

Mais seul, je ne l’étais pas. 

– D’accord, je vous suis. Pardon… je veux dire : je suis partant pour vous guider. 

Les « hourra », « vive le Père Noël », « On va sauver les enfants » fusèrent.  Leur enthousiasme me redonna confiance. Au risque de perdre un peu de mon aura de Père Noël omniscient, j’osai questionner notre désormais nouvel expert en transition écologique.

– Mais euh… peux-tu juste nous préciser ce que tu entends par « objectifs de développement durable ». Je ne suis pas sûr de savoir les définir…

GIEC se fendit d’un large sourire :

– Nous n’avons qu’à commencer en suivant ceux qu’établit ONU : ce sera un bon début. Ça nous permettra de dessiner une première ligne directrice et de formaliser des  objectifs. 

Ce jour-là, mes lutins me portèrent en triomphe, alors que je n’avais encore rien fait. Mais j’étais certain d’une chose : je ferais tout pour ne pas les décevoir et accomplir notre mission : sauver les enfants et ce qui pouvait encore l’être.  Mais nous le savions tous, il était temps d’agir. Le temps nous était compté avant que la catastrophe annoncée ne devint irréversible.


LE SAVEZ-VOUS ? OCTO s’engage.

  • Depuis 2019, OCTO s’est engagé dans une démarche de certification B-Corp exigeante #nogreenwashing. 
  • Carbon disclosure project (CDP), dont Accenture est partenaire, invite les entreprises à publier en toute transparence leur impact environnemental, l’objectif fixé et leur stratégie pour y parvenir. Chez OCTO, nous avons publié cette année sur le site de l’ADEME notre bilan carbone scope 1, 2 et 3. Nous vous dévoilerons prochainement sur ce blog notre démarche … Stay tuned !

ET VOUS ?

  • Savez-vous qu’il existe un prix Pinocchio qui récompense chaque année le pire Greenwashing ? Cette année, la thématique est l’agrobusiness ! Pour découvrir le gagnant de l’édition 2020, c’est par là.
  • Compenser ou ne pas compenser ? Voici les 5 règles de bonnes pratiques proposées par l’ADEME pour réussir sa compensation carbone.  Le principe ? Éviter, réduire PUIS compenser.
  • Si vous voulez apprendre à réduire avant de compenser, nous vous proposons les gestes suivants ainsi qu’une liste de jeux de société à emprunter pour apprendre à réduire en famille ou entre amis.

Chapitre 4 : C’est parti ! … Ou pas ?

Depuis que GREEDY avait fait main basse sur l’âme des enfants – ou, comme dirait MAKTG, envahi le marché du cadeau – je pensais être devenu inutile.  Notre petite entreprise artisanale ne faisait pas le poids face à ses usines à produire du bonheur. Tous les désirs des enfants étaient exaucés en un temps record ; à peine avaient-ils commandé leurs cadeaux qu’ils étaient déjà produits, emballés et expédiés. Pire, GREEDY semblait avoir trouvé un moyen de s’introduire dans leurs esprits fragiles pour y faire naître de nouveaux besoins. Je ne comprenais pas : que faisaient-ils de tous ces objets ? GIEC était formel : on en retrouvait par milliers abandonnés dans des décharges, cassés, abîmés et même parfois encore en bon état. À quel moment la folie des adultes avait-elle gagné les enfants ? Cette fuite en avant était donc irréversible ? J’avais fini par m’y résigner. Mais BENCHM eut une nouvelle idée : “Et si on allait voir ce qui se passe chez GREEDY ?”

Comme toujours, SCEPT soupira : “À quoi bon ? Son usine est une vraie forteresse !

“L’usine, oui, ses poubelles, non !” s’exclama PRAGMAT. Une expédition commando fut montée le soir même. L’aventure était périlleuse, mais mes courageux lutins ne reculaient devant rien. Vers minuit, ils revinrent, passablement crottés, victorieux et indignés : 

– Mission accomplie, me dit un PRAGMAT malodorant. Nous avons trouvé des centaines de lettres d’enfants froissées ou déchirées. Certaines enveloppes n’ont même pas été ouvertes !

– Nous les avons sauvées de la destruction, renchérit INNOV en me remettant à son tour une liasse nauséabonde. Pas simple, d’ailleurs. Il faudrait inventer un système de poubelles différentes pour trier les papiers.

– Super idée ! Allons à la fabrique.

Et ils repartirent en courant.

“Braves petits lutins, pensai-je, toujours prêts à expérimenter !”

Chaussant mes lunettes, je compris en parcourant les lettres pourquoi GREEDY avait écarté ces demandes : il était tout simplement incapable de les honorer. Les enfants ne se contentaient pas d’appeler à l’aide : ils proposaient déjà des solutions ! Ils semblaient rivaliser d’imagination pour demander des jouets nouveaux, différents : « une barbie biodégradable », « de la pâte à modeler végétale », « un livre en textile recyclé ». 

Je décidai de consulter mes lutins experts : pouvions-nous transformer nos ateliers pour inventer de nouveaux jouets ?

– Bien sûr ! me répondit la tribu STATIQ. D’après nos calculs, pour les 10 prochaines années, nous pouvons planifier une hausse de 20% par an de la production de jouets à base de matériaux recyclés.

– 20% ? C’est bien, ça ?

– C’est un très bon début. Ça signifie : 0 carbone dans la matière première nécessaire à la fabrication des jouets.

J’étais fou de joie. Tout redevenait possible ! Enfin, nous allions pouvoir agir : les enfants étaient avec nous ! C’étaient eux qui allaient nous aider à sauver la planète. Tout heureux, je réunis de nouveau mes lutins pour un nouveau kick-off. C’était décidé, nous allions innover, revoir nos modes de production, révolutionner nos façons de faire. J’étais convaincu que tous allaient me suivre dans un joyeux élan. J’allais vite déchanter…


LE SAVIEZ-VOUS ? OCTO s’engage : 

  • En 2020, une équipe de consultants experts en numérique responsable s’est formée chez OCTO. Son petit nom ? La tribu SEED pour Sobre Efficient Éco-conçu et Durable.
  • Si vous souhaitez monter en compétence en éco-conception, échanger avec nous sur vos sujets de R&D green IT ou rejoindre l’équipe contactez-nous à l’adresse tribu-seed@octo.com.
  • OCTO a signé la charte du numérique Planet Tech’Care. Planet Tech’Care est la première initiative rassemblant un réseau de partenaires (organisations professionnelles, écoles, pôles de compétitivité, associations, fondations, think tanks), qui a pour ambition d’accompagner les entreprises qui souhaitent intégrer le numérique dans leur trajectoire environnementale et de soutenir les acteurs de la formation dans le développement des compétences en matière de numérique responsable.

Et VOUS ?

  • Si vous voulez en savoir plus, suivez le projet de Negaoctet. Son but ? Le développement et l’expérimentation d’un référentiel d’évaluation des impacts environnementaux des services numériques basé sur une approche d’analyse du cycle de vie (ACV) en vue de leur écoconception.
  • Intéressez-vous au Collectif Green IT que nous avons rejoint. Il regroupe des experts ainsi que des organisations privées et publiques en faveur d’une conception responsable des services numériques.

Retrouvez tous les épisodes de notre Conte de Noël OCTO :
Prologue
Chapitres 1 & 2
Chapitres 5 & 6
Chapitre 7 & Épilogue

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