Coder des défis écologiques, un challenge qui a du sens

Nos octos Pierrick, Jasmine et Gabriel, tous trois développeurs et consultants chez OCTO, nous racontent leur contribution au projet de refonte de l’application de l’association Ma Petite Planète, pour la rendre plus simple et accessible.

Ma Petite Planète (MPP pour les intimes) est un challenge écolo par équipes proposant des défis écologiques à réaliser entre amis, collègues, famille, et même camarades de classes pendant 3 semaines.

Nous sommes très fiers que nos Octos aient pu apporter leur savoir-faire et leurs conseils à l’association. Si fier, que nous en avons même fait un comptoir OCTO.

Plus de 21 000 élèves, de la maternelle au lycée, ont développé les réflexes écologiques du quotidien grâce aux défis de l’application.

Quel était le but de la mission au sein de MPP ? 

Jasmine : L’objectif était de refondre l’application Ma petite planète à destination des profs et des parents d’élèves, pour qu’ils puissent organiser les défis lancés à leurs élèves; par exemple ne pas laisser les lumières allumées, ramasser un déchet dans la rue, faire plus de vélo, etc.

Pierrick : La mission a commencé par un cadrage. L’objectif était de déterminer et valider quelle était la meilleure techno à utiliser dans leur contexte. Ils ont déjà une version qui est utilisée pour le grand public, en revanche pour les écoles, ils utilisaient Google Sheet. L’idée était de changer cette pratique, en capitalisant sur la version qu’ils ont déjà sur la version grand public déjà développée en Flutter.

Jasmine : Ils voulaient une application Android, iOS et web, le mieux c’était Flutter. Ils avaient fait aussi des études, et les résultats étaient à 50/50 pour le web ou pour l’app, donc ils étaient vraiment ouverts, alors finalement on est parti sur un design orienté application mobile, mais tout de même compatible sur le web.

Gabriel : En général chez OCTO, on a souvent une phase de cadrage assez rapide pour voir comment on va procéder avec pas mal de challenge sur les solutions à trouver.

Là, on voulait savoir si la solution de l’application mobile était la bonne. Avec un autre client, on aurait pu challenger beaucoup plus, mais dans le contexte d’une petite association, on a pu procéder un peu différemment. Finalement le public était déjà acquis, les utilisateurs étaient déjà embarqués. 

Comment avez-vous entendu parler du projet MPP ?

Jasmine : Alors à l’origine, c’est notre référente Mécénat, Céline, qui a envoyé un mail à la tribu MOB (équipe spécialisée dans les apps mobiles chez OCTO) pour demander si des Octos étaient intéressés par le projet. Pour ma part, j’ai entendu parler de la mission grâce à un autre Octo, qui avait vu le mail de Céline. Donc en fait, c’est un peu par du bouche-à-oreille. Ça fonctionne aussi pas mal comme ça chez OCTO.

Pierrick : De mon côté, c’est lors d’un point business avec Gabriel que j’ai entendu parler de la mission. En fait, c’est grâce à l’association Share-it que nous avons pu être en contact avec l’association Ma petite planète. Share-it est une asso qui met en relation des associations qui ont besoin d’aide, mais qui n’ont pas forcément les moyens, et des partenaires qui souhaitent mettre à contribution leurs salariés en mécénat de compétences. Céline s’est mis en relation avec eux, et elle a cherché des Octos qui pourraient être disponibles, compétents, et intéressés par le projet de Ma Petite Planète. Et nous avons répondu présents !

Et d’ailleurs, le triptyque Ma petite planète, Share-it et OCTO a vraiment bien fonctionné. L’équipe Share-it a vraiment fait le lien entre nous. Ils ont été clefs et ont apporté un cadre bien éprouvé. Nous avons pu nous appuyer sur eux, de plus ils ont des manières de fonctionner assez similaires à celles d’OCTO, notamment sur les pratiques agiles. Ça faisait longtemps que je n’avais pas travaillé avec des Product Manager, et c’était hyper intéressant. C’était vraiment un plus par rapport à d’autres missions.

Ils font réellement le pont entre le « for good » et la tech, c’est très agréable de travailler avec eux. Du coup, j’ai pu à la fois me concentrer sur la tech et même aller au-delà, car ils géraient tout l’aspect organisationnel et logistique.

Gabriel : Quand j’ai eu connaissance du projet, je me suis dit que c’était vraiment gagnant-gagnant, car à la fois l’asso MPP correspondait vraiment à ce qu’on essaie de valoriser chez OCTO et en plus c’était un choix de stack technique qui nous intéressait, avec une décision côté back-end de tout faire sur Firebase et donc un contexte attirant

Comment fonctionne le mécénat chez OCTO ?

Chez OCTO, on s’engage auprès de causes qui nous tiennent à cœur. C’est pourquoi nous sommes investis depuis maintenant plusieurs années dans une démarche de mécénat de compétences. Le mécénat de compétences est un moyen de pouvoir aider des organisations d’intérêt général en mettant à leur disposition les compétences des Octos pendant leur temps de travail. Les Octos ont des compétences rares et précieuses pour de nombreuses associations, qui n’ont pas forcément les moyens de faire appel à OCTO. 

Qu’est ce qui vous a surpris, qui a été un peu plus difficile à gérer sur la mission ?

Jasmine : Ce qui a été un peu plus difficile à gérer, c’est la frustration liée au timing qui a été très serré. On avait prévu beaucoup de choses au début et on a été amené à couper à pas mal de reprises ce qu’on faisait. Le fait d’être restreints en termes de temps par rapport au mécénat nous a obligé à gérer notre agenda autrement. Nous avons dû nous obliger à savoir se dire « non, stop on arrête là ». Et aussi en termes de qualité forcément, on a fait moins d’industrialisation, du coup pas simple de savoir où couper, où s’arrêter, de ne pas sur-développer les choses. Mais bon, au final ça s’est super bien passé.

Pierrick : Et d’un côté, l’équipe de Ma petite planète a super bien réagi à tout ce que nous proposions. Moi je me serais bien vu continuer. Mais bon c’est aussi le jeu du mécénat d’être limité en termes de temps. On a vu le temps passer à une vitesse !

L’autre difficulté est aussi au niveau de l’ampleur, on ne savait pas trop au départ vers quoi on allait, peut être que si on avait su, on aurait fait différemment.

Jasmine : Je rebondis sur l’ampleur, c’était aussi dû au fait qu’on ne connaissait pas trop les technos Firebase et Flutter, donc on a eu du mal à estimer le temps de notre montée en compétences, c’est-à-dire que nous avons mis une ou deux semaines pour savoir ce que nous allions pouvoir livrer à la fin.

Gabriel : C’est quand même radicalement différent des missions pour lesquelles on est appelé en général. On va avoir des clients qui ont des budgets assez élevés et qui nous appellent parce qu’on est différenciant sur notre robustesse. On nous appelle pour des gros projets qui peuvent durer longtemps, pour des produits qui seront utilisés par beaucoup de monde.

Et là finalement ce n’est pas cette valeur-là que nous avons dû mettre en avant. On a dû se réinventer pour montrer qu’on savait faire vite tout en faisant suffisamment bien.

Cela nous a obligé à sortir de notre zone de confort. Ça a du bon mais comme le disait Jasmine, ça peut être un peu frustrant, par exemple, de finir certains écrans pas aussi “beaux” que ce que l’on aurait voulu avec plus de temps. Nous avons eu beaucoup plus d’arbitrages à faire, c’était très intense, beaucoup plus qu’un projet classique.

Qu’est-ce qui vous a le plus plu dans la mission ?

Pierrick : Pour moi, cette mission a vraiment été très positive. Cela m’a beaucoup apporté. D’aller à l’essentiel, de faire le MVP, en termes d’éco-conception, qui est un sujet qui me passionne, ça m’a vraiment ancré dans mes convictions. J’ai pu valider que le MVP, la logistique, un client réceptif, la diplomatie sont les clefs du succès.

Et ça m’a conforté dans l’idée que les missions à plus petite échelle sont aussi intéressantes. On a réussi la mission, aussi parce que nous avions un client qui nous faisait confiance, grâce à Share-it qui a bien préparé le terrain, et donc on a réussi à faire le MVP de manière intelligente.

On a dû mettre les pieds dans le plat en sortant du dev pur, en allant dans le design aussi on a repris le lead à un moment là-dessus. Sans ça on aurait eu une app décousue et on a réussi à faire quelque chose de bout en bout.

Jasmine : Pour moi, faire un projet qui a du sens, surtout avec notre monde actuel, et donc un projet sur l’écologie, c’est important.

Quand nous sommes sur des grosses missions, on peut parfois perdre de vue que l’on peut avoir un impact au niveau du dev. Là forcément pour être en accord avec le but final de l’asso, on se remettait aussi un peu en question sur nos pratiques. Je trouve qu’on se sent plus utile, on voit que l’on apporte de la valeur à une asso qui ne pourrait pas faire autrement qu’en passant par du mécénat.

On a un rôle qui paraît plus  impactant que sur d’autres missions.

Pierrick : Je suis entièrement d’accord avec ça : MPP a été très demandeur sur les notions de sécurité, d’éco-conception, on a pu leur parler de RGPD aussi. C’était très intéressant de voir qu’ils voulaient faire le maximum pour être à la fois en congruence avec leur vision et pragmatique pour développer leur produit.

Jasmine : Du coup, on apporte un côté conseil aussi qui est beaucoup plus important, on ne fait pas juste du dev, et il y a eu aussi le côté humain, le partage avec les équipes, c’était très cool.

Pierrick : et encore une fois l’équipe Share-it proposait des sujets aux weekly et aussi quand on proposait des sujets, ils étaient très ouverts, très moteur sur les sujets dont on voulait parler. Ils nous ont vraiment soutenus, ils allaient dans le même sens que nous.

Gabriel : Quand les clients ne nous connaissent pas, habituellement, on est toujours un peu comme en période d’essai, cette période où tu dois montrer la valeur d’OCTO, c’est à la fois challengeant et en même temps un peu contraignant. 

Alors que là très vite, on parle d’égal à égal. J’ai eu l’impression de pouvoir plus facilement dire les choses, il y a une fluidité des rapports. Tu montres que tu fais au mieux, il n’y a pas de grosse hiérarchie. On a pu profiter de leur souplesse et de leur effusion, ce sont des gens passionnés et c’est aussi super cool de profiter de leur engouement.

Pourquoi est-ce important pour vous et pour OCTO de s’impliquer sur ce type de projet ?

Pierrick : Ce projet nous a permis de monter en compétences, ça m’a donné des convictions que je n’aurais pas pu avoir au niveau éco-conception. On va aller de plus en plus vers des MVP avec des phases de validation, et de l’incrémental plus fort : moi ça m’a permis de voir que c’était possible.

Cela demande de la diplomatie de la part des encadrants et du client, qui n’est pas innée chez la plupart des gens. J’ai appris beaucoup de choses que je n’aurais peut-être pas pu apprendre dans d’autres projets.

Gabriel : On dit que « Qui peut le plus peut le moins » mais dans la réalité ce n’est pas si facile finalement. Nous, on est plutôt en mode cuisine d’un grand restaurant, tout le monde à son rôle, en mode machine de guerre et quand on est habitué à fonctionner de cette manière, cela demande du temps de sortir de ses habitudes.

Et au final je suis super fier que Pierrick et Jasmine y soient arrivés, car ce n’était pas évident.

Jasmine : Ça change la donne de travailler avec une organisation plus restreinte, plus à l’échelle humaine, j’ai vraiment apprécié. Intervenir sur ce type de mission permet aussi de se recentrer, de voir ce qui est important en termes de qualité de code. Ce qui est vital et ce qui l’est moins, ce qui est du plus. Ce n’est pas dans nos réflexes de couper là-dessus.

Gabriel : Oui et chez OCTO, la dimension d’évolution est constitutive de nos parcours, à travers la skool, les immersions, la montée en compétences pour devenir un bon dev., puis potentiellement Tech lead et ensuite encadrer des gens.

Cette expérience a permis à Jasmine et Pierrick de tester des rôles différents et de percevoir des attentes qu’ils n’ont pas forcément eues sur leurs précédentes missions.  

Ces types de missions en mécénat sont aussi une occasion de se tester. Ils ont pu avoir l’aspect technique, en tant que devs, mais aussi challenger l’UX, mettre en avant les arbitrages et ce qui demande d’autres compétences.

Challenger le niveau de qualité sera aussi super utile pour nos futures missions, même avec des grands comptes. Nous nous remettons en question sur nos pratiques, c’est-à-dire : Est-ce que finalement on n’en fait pas trop ? En effet on a des recettes qui fonctionnent, mais en faisant moins, ça peut complètement marcher et c’est aussi du temps de gagner. On ne revient pas vierge de ce type de mission, on sort un peu du mode pilote automatique.

J’aime bien la punchline de Saint Exupéry « La perfection est atteinte, non pas lorsqu’il n’y a plus rien à ajouter, mais lorsqu’il n’y a plus rien à retirer »

C’est vrai : la simplicité est une sophistication extrême. C’est facile d’ajouter pleins de choses, mais c’est plus difficile d’en enlever. J’aime bien cette idée de sobriété utile.

On se rend compte que, via ces projets,  on peut réussir à lier le nécessaire à l’agréable. Cela nous apporte, car on fait ce qu’on ne savait pas forcément faire, ça nous fait grandir, en même temps, on répond au besoin de l’association, et en plus il y a du sens derrière le projet.

Donc là on a tout : la valeur de ce sur quoi on travaille, les pratiques qu’on apprend dans un temps un peu réduit. Du coup, la gratification est beaucoup plus rapide que sur d’autres types de missions.

Le mot de l’asso : 
“L’équipe MPP a eu le plaisir de collaborer avec Octo, et particulièrement avec Gabriel, Jasmine et Pierrick, sur le développement de la plateforme qui accueille le challenge de défis écologiques MPP scolaire à destination des enseignants de la maternelle au lycée.
L’équipe Octo, s’est montrée à l’écoute, force de propositions, et a su rapidement monter en compétences sur notre technologie – Flutter – pour développer les fonctionnalités principales de la web-app.
On a senti ces personnes réellement impliquées à nos côtés dans la réussite du développement de ce MVP.
Grâce à l’accompagnement de ShareIt et de ses partenaires, dont Octo a été l’un des principaux, nous sommes désormais en mesure de lancer un pilote à grande échelle sur la prochaine édition qui débutera le 14 Mars ! A moyen terme, cette plateforme facilitera le passage à l’action de plusieurs centaines de milliers d’élèves pour la protection de la planète. » Clément Debosque – Co-fondateur Ma Petite Planète

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