Buzz war : Alignement stratégique et gouvernance

Le texte suivant est extrait du livre « Une Politique pour le Système d’Information – Descartes – Wittgenstein- (XLM) » publié par OCTO Technology :

Apparue il y a quelques années, la gouvernance du SI est un emprunt à la gouvernance d’entreprise qui définissait un modèle de communication entre salariés, dirigeants, actionnaires et régulateurs. Appliquée à cette échelle de communication, la gouvernance d’entreprise agit sur des processus rares et concernant peu d’individus: communication entre dirigeants et représentants des salariés, ou entre dirigeants et représentants des actionnaires, de l’intérêt national ou supranational. Elle se satisfait donc très bien d’outils de reporting (finances, social, environnemental, clients, produits) pour accompagner cette démarche organisationnelle.


A l’inverse, la gouvernance du SI est censée agir sur des processus fréquents visant de nombreux individus: gestionnaires, architectes, analystes, développeurs, administrateurs, exploitants… Or l’offre en gouvernance du SI en est restée à cet aspect reportingqui consiste à barder d’indicateurs des processus build et run qui fonctionnent mal, mais surtout en se gardant bien d’agir sur eux.
Pire, lorsqu’ils sont déployés, ces indicateurs deviennent les instruments de la déresponsabilisation collective [1].

Pour nous la gouvernance de SI c’est effectivement de la transparence, mais elle ne se construit pas qu’avec des indicateurs de portefeuille projet, des plannings, ou des coûts.

L’alignement stratégique est un des objectifs d’une meilleure gouvernance n’est-ce pas? La frontière, la Direction des Applications, et les Centres de Compétences Intégrés (CCI) nous semblent être des axes simples d’alignement stratégique conduisant forcément à plus de « gouvernance », c’est-à-dire plus de comportements responsables et respectueux dans la DSI.

Vu sous cet angle, ce sera moins la précision des indicateursque la mise en placed’organisations aux périmètres responsabilisants qui pourra nous faire progresser. Ceci ne nécessite pas de « SAP du DSI » ni d’un référentiel unifié de cartographies … Pilotons plutôt à l’aide d’une carte des gros ensembles applicatifs (quelques dizaines dans les plus grosses DSI), sur laquelle suivre la progression de l’actif et du passif, la mixité dans les structures, la vélocité des équipes en incrémental, le nombre et le taux de tests, voire, soyons fous, le feedback des utilisateurs!

[1]  » Tous mes indicateurs sont au vert, mais pourtant tout va mal » est l’un des thèmes fondateurs de « The Goal », de Eliyahu Goldratt

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