ERP et agilité

Aujourd’hui les grands groupes industriels font face à une multiplication des solutions de gestion dans leurs filiales avec un constat, plus on s’éloigne du centre et plus les solutions se font hétérogènes et exotiques. Ces différentes solutions vont de SAP, leader du marché pour lequel les processus sont presque gravés dans le code jusqu’à un simple ensemble d’outils de bureautique : un tableur pour suivre les commandes et un éditeur de texte pour émettre des factures. Entre ces deux extrêmes il existe quelques acteurs majeurs : Oracle EBS, SAGE, NAVISION… et de nombreux éditeurs locaux.

Comment rationaliser un écosystème aussi diversifié ?

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Le SI, une boîte de LEGO ?

Récemment, j’ai été amené à participer à plusieurs études d’évolution de SI. Ce qui m’a personnellement frappé dans ces différentes missions c’est l’image commune qu’utilisaient nos interlocuteurs pour décrire leur SI idéal. Cette image est celle de la boîte de « LEGO » ! En effet, pour rationaliser les coûts et diminuer les délais des projets, ils souhaitaient avoir des briques applicatives génériques qu’ils pourraient combiner à souhait comme les briques de « LEGO ». Je me suis alors interrogé sur les raisons qui font que ces personnes, d’horizons différents, partagent cet idéal commun. (Lire la suite…)

Le moyen terme, lieu de résistance

Le court terme

Un manager disait à l’un des chefs de projet : « Bien sûr, je suis d’accord: il faudrait prendre le temps de former les développeurs aux techniques de tests; mais là, ce qui est crucial c’est de corriger les bugs et de relivrer d’ici vendredi ».

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Réconcilier sédentaires et nomades dans l’entreprise ?

« Vertus du sédentaire : vigilance, hospitalité, sens du long terme. Vertus du nomade : entêtement, intuition, mémoire. ».  C’est sur cette réflexion de Jaques Attali (Une brève histoire de l’avenir) que se penche l’avant dernier chapitre de l’Informatique Conviviale plongeant dans le conflit millénaire entre conservateurs et innovateurs :

Pichot et Sibylle démarrent informellement la séance en commentant les résultats encourageants des transitions « Méfiance-Spécialisation » vers « Confiance-Autonomisation » à la DSI et à la direction financière.
Puis, toujours affable, Pichot poursuit :
- Mais c’est un peu Beyrouth partout quand même. Des équipes se déclarent dans tous les sens et font le siège de mes bureaux. Je ne vais tout de même pas dire oui à tout ! On ne peut pas totalement polariser cette structure sur l’innovation, il faut aussi faire tourner le business courant.

Secrotas, cédant pour une fois à sa stricte posture maïeutique, se lance dans une tirade lyrique sur le conflit millénaire entre conservateurs et réformateurs, profils associables aux sédentaires et aux nomades, qui ont chacun leurs vertus, mais qui s’angoissent mutuellement :
- Le premier drame entre eux date de Caïn – le cultivateur sédentaire – et Abel – le berger nomade, c’est pour dire !
- Inévitable conflit enchaîne Pichot, que je découvre amateur d’histoire. Nécessaire même, car les territoires doivent être protégés et stabilisés pour que l’on y prospère. Et à l’inverse, les cités, États ou compagnies qui n’ont pas su intégrer une influence « barbare » sont morts faute d’avoir tiré parti d’influences nouvelles. Et l’Histoire d’avancer par à-coups : Empire romain et chrétienté naissante, chrétienté établie et Copernic, États contre-réformés et cités réformées, 1789…
- Tu oublies la Glorieuse Révolution anglaise de 1688 qui a accouché d’une monarchie parlementaire dans le plus grand calme, poursuit Henri, mais peut-être est-ce l’exception qui confirme la règle…

Et Sibylle d’ajouter :
- J’ai le sentiment que dans la plupart de ces cas, l’on cherche à éviter ce conflit structurel lié à l’innovation – innovation qui remet en cause trop de règles de « l’empire » – jusqu’à ce qu’il éclate violemment par trop de pression accumulée.

Elle se tourne vers Pichot :
- Au fond, qu’est-ce qui t’empêche de dire oui à toutes les équipes qui se pressent devant les portes de tes managers pour réclamer un espace d’expérimentation ?
- Je ne sais pas. Une certaine peur du chaos j’imagine.

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L’administration électronique sera-t-elle Made in USA ?

Depuis plus d’une dizaine d’années, l’administration a lancé un ensemble de chantiers lui permettant d’entrer dans l’ère numérique. A leur rythme, nos différents ministères, collectivités et organismes d’état ont informatisé leurs procédures : renouvellement de papiers, création d’entreprise, déclarations fiscales … ces télé-procédures ont répliqué les processus existants, en les dématérialisant. Utilisées par la moitié des français , elles se heurtent aujourd’hui aux mêmes limites que les entreprises privées avec leur informatique : faire plus de la même chose ne créera que peu de valeur supplémentaire. Nous pouvons optimiser le système de télé-déclaration fiscale, mais cela ne résoudra pas les aberrations et parfois les dysfonctionnements liés à l’organisation des circuits de traitement de la chaîne fiscale, qui va du calcul au recouvrement de l’impôt. De même pour nos systèmes électroniques de santé, qui peinent à faire mieux collaborer médecine de ville, hôpitaux, ou pharmacies.

Alors au fond quel est le problème ? Il me semble que deux contraintes majeures pèsent sur l’émergence de systèmes d’information qui transforment les services publics au plus grand bénéfice des usagers et des personnels administratifs.

La première est l’approche « tout ou rien », qui impose de délivrer dès le départ un service uniforme sur tout le territoire. Cette volonté « égalitaire » nuit aux nécessaires expérimentations de systèmes qui engagent le plus souvent de difficiles réformes d’organisation. Cette approche « nous devons tout prévoir du premier coup » est relayée par le code des marchés publics, et la lenteur des cycles qu’il impose. Impossible dans ce contexte d’embaucher une équipe stable pour lui faire délivrer un système qui se construit peu à peu avec ses premiers utilisateurs … Ce sont pourtant les méthodes qui permettent d’innover de la manière la plus fluide.

La seconde relève de notre peur du « grand fichier », de la nécessaire protection de la vie privée. Pour avoir participé à de nombreux échanges sur service-public.fr, la posture « tout est interdit, tout est cloisonné » s’oppose aux nouveaux usages communautaires engageant à plus de partage et d’interopérabilité. Après avoir dépensé des sommes colossales pour un système d’authentification ultra-complexe à base de certificat, le ministère des Finances a finalement rebasculé vers un procédé plus classique, identique à Facebook, ma banque ou à l’Intranet de mon entreprise. Mais au-delà de l’authentification, ce sont toutes les données manipulées qui subissent interdiction et cloisonnement. Vous pouvez voir ma photo sur LinkedIn, mais pour l’administration, c’est encore un secret d’état.

Mais pendant ce temps, des acteurs privés, essentiellement américains, se lancent sans ces deux contraintes, dans des systèmes permettant aux citoyens et aux agents administratifs de partager, échanger et collaborer dans des réseaux sociaux de « service public ». San Francisco ouvrant ces données (datasf.org) ou Google Health offrant un Dossier Médical Personnalisé pour mieux le partager en toute sécurité avec ses proches et ses soignants, nous montrent une voie inédite, qui nous permettrait peut-être de « percer le plafond » avec nos Technologies de l’Information.

L’administration est donc à un tournant : soit elle décide qu’il est important qu’elle possède et gère ses systèmes électroniques, et elle devra alors faire sauter les deux contraintes qui l’empêchent de les délivrer, en revisitant notamment sa politique de construction et de sécurisation. Soit elle décide d’utiliser ces fournisseurs comme facteurs externes de modernisation, mais en l’assumant et en l’encourageant.

Et vous, que choisiriez-vous ?

Devons-nous changer de paradigme pour le développement d’applications informatiques?

Ce me semble être un des secrets les mieux gardés du moment en informatique : nous opérons souvent sur un paradigme qui est faux en utilisant la métaphore de l’usine et de la production « industrielle ».

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Josianne et Robert sont dans un projet

Pour développer une application informatique, nous partons d’un besoin « du marché », c’est à dire des utilisateurs, donneurs d’ordre, marketeurs et stratèges, clients ou autres, qui ont mot à dire par rapport au nouveau « produit », qui est donc ici une application ou un système informatique. Entre le besoin et le produit, on trouve la formulation du besoin, que nous désignerons par spécification du besoin. Cette spécification peut être écrite, rédigée et présentée comme exhaustive, ou être le résultat d’interactions quotidiennes. Cette spécification est en général formulée par quelqu’un d’autre que celui qui réalise.

Nous faisons donc face à deux types de risques:

  • les risques sur le besoin: leur effet est que l’expression du besoin est incomplète, incorrecte ou obsolète;
  • les risques techniques: leur effet est que l’expression du besoin est mal ou incomplètement traduite dans le produit.

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Contractualisation Agile

Certains pensent qu’il est impossible de concevoir un bon contrat agile au-delà de la simple mise à disposition de moyens, et que tout mécanisme plus complexe priverait des bénéfices d’une démarche Agile bien comprise, voire serait amoral. Explorons aujourd’hui cette question, pour essayer d’aller au-delà d’un constat à mon goût trop limitatif et envisager des formes contractuelles nouvelles qui pourraient s’adapter à des environnements culturels, relationnels et applicatifs variés.

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Dixième chapitre de l’Informatique Conviviale en ligne !

Disponible en ligne et en PDF, notre aventure se poursuit désormais hors de la DSI …

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… Paul va injecter une pensée lean et Web2.0 à la comptabilité de la Banque :
Déjà deux séances avec nos sémillants collègues de la comptabilité, et je commence sérieusement à me demander ce que je suis venu faire dans cette galère. Ni Sibylle ni moi n’arrivons à démêler le fatras de cette immense Direction aux objectifs variés, aux effectifs pléthoriques, et dotée d’un des Systèmes d’Information des plus ancien et complexe…

Plus que deux chapitres avant le dénouement final …

A bientôt !

La mutualisation des back-offices à l’international

La mutualisation des back-offices est sur le papier une idée toujours assez tentante. Pourtant, dans la réalité, celle-ci peut devenir rapidement un enfer de complexité (et de coûts).

Voici quelques réflexions sur la mutualisation des back-offices bancaires et la façon d’aborder ce type de projet.

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