Suivez la série OCTO Technology « La banque de demain »: quelles évolutions pour le modèle bancaire ?

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La mutation du secteur bancaire s’est accélérée sur les 10 dernières années. Tout d’abord transformé par le développement des nouveaux canaux de distribution et d’interaction (web, smartphones, tablettes), le marché est aujourd’hui bousculé par la multiplication de petits acteurs non bancaires qui proposent des services financiers aux clients. Ces acteurs nommés « FinTech »  connaissent un développement rapide et gagnent en crédibilité au travers de valorisations fortes ( ex: $6 Mds pour Square) et de levées de fonds conséquentes (ex : £96 millions pour Funding Circle en avril 2015).
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Qui sont les FinTech ?

Au delà de leur nombre ou de leur taille, c’est la capacité de proposer une nouvelle approche des services financiers qui fait la force des FinTech. Ces-dernières se spécialisent autour d’un usage financier précis et travaillent afin de proposer la meilleure expérience utilisateur possible. Leur petite taille, l’habitude des pratiques agiles ainsi que la culture de la mesure et de l’apprentissage leur permettent une souplesse et garantissent des cycles d’innovation rapides. Par leur forte culture centrée utilisateur, les FinTech cherchent à répondre au mieux aux attentes des clients et contribuent ainsi fortement à l’éducation du marché aux nouveaux usages financiers. Aujourd’hui, l’ensemble des services bancaires traditionnels, sans exceptions,  est concurrencé directement par des FinTech.  Une réalité qui devrait amener les banques à évoluer d’une logique orientée produits financiers vers une approche orientée usages, c’est à dire une banque construite autour des moments de vie du client.

Menace ou opportunité pour les banques ?

L’équilibre concurrentiel sur le marché est à l’heure actuelle en faveur des banques, mais nous sommes à la croisée des chemins. En effet, leur potentiel de financement, le nombre de leurs clients et surtout leur capacité à faire face aux contraintes réglementaires représentent un avantage concurrentiel certain par rapport aux FinTech, mais peut-être plus suffisant sur l’ensemble du secteur. Ainsi BBVA en Espagne ou encore Crédit Mutuel Arkéa en France s’engagent dans une nouvelle approche: faire des FinTech des partenaires et s’appuyer dessus pour développer de nouveaux services ou acquérir de nouveaux clients. C’est dans tous les cas une bonne façon de préparer l’avenir, dans un écosystème où les évolutions sont encore incertaines. Entre bulle spéculative ou réelle innovation les avis divergent, mais si les utilisateurs adoptent en masse les nouveaux services financiers, quelque soit la stratégie il faudra se préparer à répondre à leurs attentes.

Au global, c’est tout le modèle bancaire qui doit être réinventé pour s’adapter aux évolutions du marché. Il s’agit d’une part de revoir en profondeur l’organisation des banques et les méthodes de travail afin de pouvoir initier des cycles d’innovation plus courts. D’autre part, il est également indispensable de se projeter dans un avenir plus lointain afin de mettre en place dès à présent les pré-requis pour répondre aux ambitions futures.

En d’autres termes, il faut se donner les moyens d’évoluer et d’accepter la nécessité du changement. Une étape qui certes s’avère complexe pour l’ensemble des organisations à grande échelle mais dont le succès est primordial. La seule question ouverte et dont la réponse reste entre les mains de chaque banque, c’est est ce que cette transformation du modèle va être subie ou anticipée. En effet, l’avènement des FinTech est indéniable et les cycles d’innovation sont plus courts qu’auparavant, un retard accumulé aujourd’hui peut par conséquent vite devenir irrattrapable et s’avérer fatal.

Quelles pistes d’évolution pour le modèle bancaire traditionnel ?

OCTO Technology vous propose de suivre une série de plusieurs épisodes sur les différents axes de transformation qui permettent de faire évoluer le modèle bancaire traditionnel. Inscrivez-vous, si vous souhaitez être informés dès leur sortie.

  • De la gestion de l’omnicanalité à la création de nouveaux usages: le mobile

Innover pour la banque c’est surtout s’appuyer sur les possibilités offertes par les nouvelles interfaces de communication avec le client comme le mobile. L’internet des objets et les wearables pointent le bout de leur nez, mais nous sommes biens aujourd’hui dans l’ère de l’apogée du smartphone. Plus de 60% des opérations bancaires sont réalisées sur des canaux digitaux et le mobile est devenu le premier canal d’interaction. Comment repenser sa stratégie pour répondre aux nouveaux enjeux de ce canal d’interaction ?

  • Apprendre à innover : mettre en place un cycle d’innovation dans la durée

Il est donc plus que jamais nécéssaire pour les banques de mettre l’utilisateur au coeur de ses réflexions, il ne s’agit pas seulement ici d’impliquer le client final dans des tests utilisateurs mais bien de le positionner en amont de la réflexion. Quelles sont les douleurs des clients ? Comment je peux y répondre ? Comment je peux lui faciliter la vie ? Qu’est ce qui va faire que il ne pourra plus se passer de mon service ? Pourquoi va-t-il me préférer à une FinTech ?

  • S’ouvrir sur l’écosystème : la mise en place des API

Les FinTech amorcent avant tout la création d’un nouveau écosystème qui se développe en parallèle à celui des banques. L’enjeu est donc de définir la place que l’on souhaite y occuper. Il est difficile d’envisager une banque qui à l’avenir ne mise que sur ses propres forces. Rachats, incubation, partenariats ? Autant de modèles de collaboration possibles, mais qui nécessitent d’être anticipés dès aujourd’hui, notamment en préparant l’ouverture de son SI via des API. Ce que l’on appelle l’open-banking s’impose de plus en plus comme une réalité.

  • Construire une organisation data-driven

Les modèles prédictifs, telle est la promesse à long terme, mais avant tout il s’agit d’apprendre à s’approprier la donnée. Dans une logique de « pas à pas », dans un premier temps il est nécessaire de mettre en place une gouvernance de la donnée tout en répondant aux enjeux de sécurité particulièrement sensibles dans le monde bancaire. Qui sera demain propriétaire de la donnée les banques, les FinTech, les clients ? Qui en sera responsable ? Comment y accéder ?

Si vous souhaitez approfondir et comprendre plus en profondeur les enjeux de la transformation du secteur bancaire et identifier des axes de transformation du modèle bancaire, nous vous invitons à prendre connaissance de la formation « Banque de demain » disponible au catalogue d’OCTO Academy.

4 commentaires sur “Suivez la série OCTO Technology « La banque de demain »: quelles évolutions pour le modèle bancaire ?”

  • N'y aurait-il pas une piste du coté de la communication/stratégie markéting "innovante" ? Car je pense que même si elles arrivent à innover en interne les banques souffrent d'un défaut d'image et de coolitude qui les rend ternes face aux FIntech. Par exemple l'app mobile du crédit agricole est pas mal du tout et fait aussi bien que Bankin ils gagneraient à la marketer d'une manière innovante.
  • Tout à fait, c’est une tendance qui va certainement se développer. Certaines banques commencent d’ailleurs à effacer la limite en créant de nouvelles marques bancaires ( ex: Hello Bank! pour BNP Paribas, SOON pour AXA). D’autres, lancent des initiatives complètes sous de nouveaux noms sans référence à la banque et ouvertes à tous (Payconiq pour ING). Enfin, pour pallier à ce déficit d’image reste aussi la solution de rachat de FinTech ou à minima de rapprochement (Leetchi et Crédit Mutuel Arkéa). L’ironie du sort, c’est que beaucoup de FinTech, notamment pour pouvoir répondre à des contraintes réglementaires, s’appuient sur une banque partenaire et ces partenariats sont effectivement ignorés par le grand public ce qui ne nuit pas à l’adoption du servie par l’utilisateur final. En tous cas, merci pour votre remarque, vous en saurez d’ailleurs bien plus dans le chapitre 2 à paraître le 21 mars!
  • Le problème généralement rencontré par les entreprises qui se développent par croissance externe est de trouver le bon modèle d'interaction avec leur(s) partenaires. Une relation capitalistique peut être problématique et peut également tuer l'attractivité de la startup qui devient finalement un département de l'acheteur. Des relations non capitalistiques comme celle de l'écosystème inauguré par Apple avec l'app store peut permettre aux banque de développer avec l'aide de startups un portefeuille de services sur leur infrastructure. C'est le mode API décrit et qui sera bientôt imposé par la réglementation PDS2
  • Merci pour ce commentaire Philippe, vous avez tout à fait raison et c'est biennal tendance sui se profile à l'horizon. Nous en parlerons un peu plus en détail dans le chapitre 3 de notre série sur les API. En revanche, le parcours peut tout de même s'avérer long pour le secteur bancaire, malgré la pression croissante.
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