Retour et relecture des annonces d’Apple, et si on passait à côté de l’essentiel ?

Au moment de préparer cet article, hier soir, je ne pensais pas que le titre aurait un sens si différent seulement 1 heure après l’avoir bouclé : passer à côté de l’essentiel …

 

Je ne veux pas revenir sur la disparition de Steve Jobs qui a un impact différent et parfois personnel sur chacun d’entre nous. Nous avons décidé de publier quand même cet article aujourd’hui car comme il le disait lui même dans un discours à Stanford en 2005 : « Right now, the new is you ». Maintenant c’est à nous de jouer …

 

« Pourrie cette keynote »
« il n’y a pas eu d’iPhone 5 ! »
« Apple ça n’est plus ce que c’était »
« on voit que Steve Jobs est parti avec toutes les idées (et les plans de l’iPhone 5) »
« Aucune innovation »


En voyant ces réactions sur Twitter ou même en interne OCTO je me suis demandé si j’étais le seul à avoir trouvé cette keynote passionnante et révolutionnaire. Ceux qui me connaissent vont dire que je suis un Apple fan mais j’ai quand même le sentiment que beaucoup de personnes sont passés à côté de l’essentiel de cette keynote en attendant un iPhone 5.
Au fond c’est quoi un iPhone 5 ? Ca ne veut rien dire et la plupart ne sait même pas à quoi s’attendre. Une nouvelle coque ? Un nouveau design ? Un 5 derrière un iPhone 4S ? Un écran plus grand ?
Les réactions que j’ai pu lire et entendre me font penser que beaucoup se sont fait prendre au piège de la consumérisation en pensant que c’était de l’innovation en en oubliant le plus important.

 

Pour moi cette keynote (et j’ai eu la chance d’en connaître et d’avoir assisté à un certain nombre) marque pourtant un vrai tournant sur la stratégie et sur l’ergonomie.

 

Une nouvelle stratégie commerciale pour contrer Android et Bada

 

Premièrement, Apple va proposer des téléphones gratuits (avec abonnement) ce qui va jeter un sérieux pavé dans la marre des téléphones Bada et Android bas de gamme.
Un iPhone gratuit et 3 générations d’iPhones vendus en même temps, ceci était encore inimaginable il y a quelques mois. On se rappelle d’ailleurs qu’en revenant chez Apple, Steve Jobs avait en effet réduit la gamme des produits Apple au strict minimum. On ne parle même pas du bas de gamme qui n’a jamais été le fort des produits pommés. Est-ce là le premier acte majeur de Tim Cook ?
Il est probable que le consommateur se pose la question entre un iPhone (même 3GS) et un Bada ou un Android. Ce positionnement aidera Apple dans un marché qui a un potentiel énorme puisque chez nous plus de 50% des téléphones vendus ne sont pas des smartphones mais que des pays entiers comme la Chine offrent un potentiel incroyable.

 

Une nouvelle ergonomie

 

Que dire de Siri, le « One More Thing » de cette keynote ? Les vidéos visibles ici et là sur le net sont tout bonnement incroyables (http://t.co/2KQGmeQL)
Alors oui le vocal existe depuis 10 ans mais le tactile aussi non ? Et pourtant c’est bien l’iPhone qui l’a fait passer comme une évidence pour tous. Je prends le pari qu’il en sera de même pour la voix et Siri.
Ce que propose Siri est plus qu’un simple raccourcis vers un appel ou une chanson, choses que l’on peut faire plus rapidement en quelques clics. Siri permet d’interroger son téléphone, d’agir avec lui sur des actions complexes comme la prise de rendez-vous, la replanification, l’ajout d’un mémo (géo localisé ou non), … Bref beaucoup de choses fastidieuses à saisir et encore plus sur un mobile avec un petit clavier et c’est pour cela qu’il deviendra vite incontournable. Et que dire de l’accessibilité ou désormais les aveugles ne seront plus les laissés-pour-compte de ces téléphones sans touches.

 

Après le tactile, Apple créé une nouvelle interaction forte, une nouvelle ergonomie : le vocal. Les ergonomes devront l’intégrer dans leurs conceptions car on peut maintenant écrire en marchant ou en conduisant.

 

Ca n’est qu’un début car si les APIs s’ouvrent aux développeurs ca n’est pas un nouveau téléphone qui vient de naître, mais un téléphone que l’on pourra laisser dans sa poche et dans ce cas là peu importera la couleur la forme ou le numéro (même un 5 à la place d’un 4S) car plus qu’un téléphone, une coque ou un design, on aura une nouvelle interaction avec Internet et ses applications, une interaction encore plus évidente que le tactile : la voix.

 

Stay hungry, stay foolish

11 commentaires pour “Retour et relecture des annonces d’Apple, et si on passait à côté de l’essentiel ?”

  1. Oui la tu en fais un peu trop :)
    De la reco vocale et une baisse de 50 Euros pour avoir un 3Gs gratuit avec forfait.. ce n’est pas une révolution.

    Une évolution à la limite, mais pas plus.

    Après on peut nous reprocher d’en attendre trop des keynotes et de rêver à l’iPhone 5. Mais pour moi il est hors de question de dépenser 600 euros pour passer à un 4S.

  2. Samuel,

    On ne se connait pas mais j’en fait toujours trop ;)

    Intrinsèquement effectivement la baisse de 100€ n’est pas une révolution mais culturellement c’est un évènement majeur pour Apple qui n’a jamais fait du bon marché. Stratégiquement ça l’est également car Apple se positionne sur le marché de l’entrée de gamme en espérant gagner des parts de marché sur Android et Bada.

    Le tactile apporté avec l’iPhone a été une vraie révolution pour les smartphones, une rupture. On en est qu’au début mais je sens que ça peut être pareil pour la voix à condition qu’elle puisse être exploitée à tous les niveaux par les applis.

  3. J’avoue être assez sceptique sur Siri.

    La fonctionnalité existe déjà sur Android, certes en moins raffinée, et à ma connaissance personne ne l’utilise. Les vidéos ont l’air en tout cas prometteuses. J’ai toujours à l’esprit FaceTime qui est aussi une ré-invention et qui n’a pas décollé.

    Le gros problème de la commande vocale est que l’action est publique : je me vois mal dicter un SMS dans la rue car franchement je n’ai pas envi que la terre entière écoute le contenu de mes messages =)

  4. Tu as des choses à cacher ?

    Le succès de Siri dépendra de son intégration dans les applications. S’il est intégré partout et sur des actions complexes il sera une aide précieuse et deviendra indispensable.

    Sur la réticence du SMS dans la rue ou dans les transports en commun, pour une fois que l’on pense aux provinciaux qui vont au travail en voiture ! Plus sérieusement tu peux aussi interroger Siri pour avoir des informations, pas seulement dicter du texte.

  5. J’avoue que je suis aussi assez septique sur la reconnaissance vocale, mais bon quand je liste rapidement les choses qui m’ont laissé sceptique :
    - Mes mails sur le web
    - Le tactile
    - Facebook
    je me dis que t’as peut-être raison, on verra bien

  6. Je continue de faire vivre cet article jusqu’à ce que tout ce que j’ai dit se réalise ;)

    Les premiers feedbacks sur la vente du 3GS vont dans le sens de l’article puisque le patron d’AT&T annonce une « énorme, énorme demande pour cl’iPhone 3GS 8 Go même s’il est d’une ancienne génération », il est même « sold out » !

    (Source http://www.mac4ever.com/news/66035/norme_enorme_demande_pour_l_iphone_3gs_chez_at_t/ )

    Concernant Siri on voit un peu de tout sur le web. Je vous en dirais plus quand j’aurai récupéré mon 4S et que j’utiliserai régulièrement Siri (ou pas). Une chose est sur c’est que pour le moment le service est limité en France par rapport aux US.

  7. Bonjour Jean-François,

    Tu présentes un point de vue (partiellement) argumenté, mais permets-moi d’apporter un éclairage différent, qui n’a pas non plus valeur de vérité universelle.

    Stratégie commerciale ouverte sur le « bas de gamme ».
    L’ouverture au bas de gamme, Apple en a déjà fait la cruelle expérience à l’époque Spindler/Amelio. Pour concurrencer le marché ultra-dynamique des PCs sous Win95/98, Apple adopta la stratégie des même PCs : une gamme pléthorique pour répondre à tous les budgets… quitte à rogner sur certains détails.
    Quand Steve Jobs revient chez Apple, il reste à Apple 40 jours à vivre.
    Jobs fait volte-face en terme de stratégie : gamme limitée, modèle unique, ultra-différenciation.
    Plusieurs avantages :

    • chaque nouveau modèle suscite le désir de renouvellement chez l’ancien client.
    • le support et la maintenance sont restreints à quelques modèles seulement.
    • la cohérence de la chaîne d’intégration hardware / périphériques / OS / SDK / applications / contenu est d’autant plus optimale que le nombre de combinatoires est restreint. Faut-il rappeler que la force d’Apple réside en grande partie dans ce modèle complètement intégré ?

    Il ne faut pas perdre de vue l’essentiel, l’usage d’un iPhone reste l’usage d’un écosystème plutôt que celui d’un téléphone.
    Tout ce qui parle d’iPhone parle d’AppStore, d’iTunes et certainement pas de qualité de réception cellulaire.
    Apple propose donc un nouveau produit, le vieil iPhone, le sous-iPhone : les applications tournent au mieux lentement, au pire crashent par manque de RAM. Et ce 3GS tout neuf acheté aujourd’hui ne saura plus profiter d’iOS 6 ni des applications de l’année prochaine.

    Si demain tu achètes une Porsche qui se traîne à 70 km/h, mais coûte le prix d’une Clio, seras-tu satisfait de ton achat ?
    Et les possesseurs de la Porsche haut-de-gamme seront-ils satisfaits de voir le même écusson apposé sur des voitures bon marché que le quidam peut se payer et qui ne présentent pas la perfection automobile ?

    Apple réinvente les Performa. Un challenge pour toi : trouve un seul Mac-fan qui se souvienne avec bonheur de son Performa, voire de son Centris des années 90.

    Siri
    Toujours dans les années 90, Apple présenta à l’Apple Expo 2 produits aux potentiels magiques : Casper et Sherlock.
    Casper était un outil de reconnaissance vocale en langage naturel qui permettait de piloter le finder à la voix. Je me rappelle la démo : « Casper, open Word. Casper, type Hello world – dot -. »
    Sherlock, quant à lui, était une sorte de golden retriever du Web. On lui posait une question, et il lançait des agents sur le Web pour compiler l’information la plus pertinente en retour.
    Ces 2 technologies si prometteuses ont rencontré un tel succès que j’ai eu bien du mal à trouver ne serait-ce que 2 malheureux liens sur Internet pour agrémenter mon propos.
    Avec 15 ans d’évolution technologique à son actif, Siri se montre nettement plus prometteur.
    Après tout, le PDA, le tactile et le smartphone existaient avant qu’Apple ne les réinventent pour les rendre utilisables. Et je souhaite qu’une telle performance se répète avec l’interface vocale en langage naturelle et Siri.

    J’émets toutefois des doutes.
    D’abord, l’ordre vocal nécessite des allers-retours, même entre 2 personnes réelles. « Prenez-moi un rendez-vous avec mon banquier ! A la banque ? Quel jour ? Quelle heure ? Quelle durée ? Pour aborder quel(s) sujet(s) ? Y a-t-il une préparation en avance de phase à faire ? Voulez-vous un rappel préalable ? Combien de temps auparavant ? »
    Ensuite, il présente un problème pratique évident : ce qui est vocal est sonore. Je redoute la société déliquescente où chaque ado braillera dans le métro : « envoie un SMS à Kevin : demande-lui ASV, mdr. ». Déjà que le haut-parleur des téléphones a plus ou moins tuer le concept d’écouter Rihanna au casque dans les transports en commun…

    Ensuite, sans connaître les détails techniques de la chose, j’imagine que la reconnaissance vocale produit un flux aplhaumérique sur l’iPhone, qui part sur le datacenter d’Apple en Caroline du Nord, pour analyse sémantique, puis récupération des données adéquates… depuis le Web.
    Ca passe par Wolfram Alpha, voire Google, voire une extension du moteur de corrélation d’iAd.
    Or si Apple a prouvé dans la durée son total manque de maîtrise, c’est bien dans sa propre intégration avec un écosystème tiers. Que ce soit Flickr dans iPhoto, Google sur l’iPhone, et même iWeb avec MobileMe, ou iSync avec tous un tas de devices, tous ces premiers pas vers les autres ont fait long feu. Parce qu’alors la maîtrise de l’expérience utilisateur échappe en partie à Apple. Ce qui va à l’encontre de leur modèle.
    Pour être pleinement convaincant, Siri doit être adapté culturellement à son utilisateur. La notion de restaurant gastronomique recouvre sans doute des notions différentes chez les français et les anglais, par exemple.
    Alors bien sûr, Siri fera une liste de propositions, mais alors on perd l’avantage du tout vocal pour revenir à une expérience utilisateur multimodale, comme cela existait sur les Palm Pilot (interface tactile pour la manipulation, Graffiti pour la saisie de texte).
    Mieux ! Comme cela existait déjà sur Casper, il y a 15 ans. Siri me paraît juste « one step beyond », mais pas plus.
    Et si l’on regarde la raison du succès de l’iPhone, c’est justement qu’il introduisait pour la première fois un mode de manipulation unimodal (interface tactile tout à l’écran) convaincant.

    Voilà en quelques mots ma perception de cette Keynote.
    Apple cherche là à étendre sa base installée en proposant un modèle subventionné obsolète et gratuit (le « stay foolish » devait être pour ces acheteurs-là). A se remettre au goût du jour côté hardware. A rentabiliser au mieux ses chaînes de montage d’iPhone 3G et 4 (C’est le fameux « stay hungry« ). Peut-être même à initier un nouveau modèle économique où des sites Web pourraient exposer leurs services avec Siri, moyennant rétribution (30% ?).

    Mais aucun Waouh effect. Clairement.
    Et personne n’a poussé Apple à faire de l’innovation son argumentaire marketing. Si ce n’est plus le cas, Apple ne renie personne d’autre qu’elle-même.
    Sans doute est-il là, le motif de déception…

  8. Salut Ludovic,

    Marrant cet échange entre deux users historiques d’Apple ;)

    Pour le challenge il est relevé puisque j’étais moi même utilisateur d’un Performa 5400 et que j’en étais très heureux. Un tout intégré compact pour l’époque avec un son correct et une carte TV en standard. Je ne vois pas ce que tu lui reproche.

    Comparer l’époque des clones avec ce qu’Apple fait de l’iPhone 3GS c’est un peu osé. Certes il tournera moins bien et peut-être pas avec iOS 6 mais c’était déjà le cas avec le 3 non ? Et puis Apple n’est pas aux aboies comme lors de la guerre des clones.
    Enfin contrairement à l’époque d’Amélio Apple continue à offrir du haut de gamme.

    J’attendais avec impatience ce changement de politique pour contrer l’inexorable Android sur le bas de gamme et quoi que l’on en dise c’est un vrai changement de politique.

    Sur SIRI je pourrais te répondre que le Newton existait plus de 10 ans avant l’iPhone mais c’est un peu simple. L’intérêt par rapport à un Casper est qu’il est sur Mobile et que c’est plus compliqué de taper sur un mobile, d’accéder à l’application, de régler une TODO ou un RDV que sur un Mac. Dans la plupart des cas je pense que ça suffit largement sans l’aspect conversation.

    Pour l’intégration je pense que tu oublies celle de Twitter dans iOS5 qui sous tous les aspects est très bien réalisée (applicatif et APIs).

    As-tu testé SIRI ? Moi oui et je peux déjà te dire que j’en ferais largement usage sur :
    – Le réveil du lendemain
    – Les TODOs
    – Les RDV

    J’intuite aussi
    – La recherche Wikipedia
    – La recherche d’itinéraires

    Pour moi on est dans quelque chose qui va plus loin que le pinch to zoom sur le multi touch ;)

  9. Enfin historique… et historique, hein. ;-)

    OK, tous les Performa n’étaient pas mauvais.
    Mais certains n’embarquaient pas de FPU, d’autres avaient des résolutions allégées. Ca illustre mon propos : pour une même gamme, tu avais du bon et du mauvais de manière très peu différenciée.
    L’utilisateur pouvait se sentir floué en achetant un modèle qui ne présentait pas l’excellence passée des Macs II / Quadra.
    Et c’est exactement là où j’en viens dans ma comparaison (qui tient la route à mon sens).
    Le client qui souscrit un iPhone 3GS gratuit, l’upgrade en iOS5, puis s’achète Infinity Blade va vivre une expérience utilisateur catastrophique. Lenteur et basse résolution. Bien loin de l’enthousiasme des copains qui lui auront dit, 2 ans plus tôt, que le 3GS est vraiment un super device.
    Sur le marché du bas de gamme, je pense que le 3GS concurrence Android par son prix, mais pas dans les attentes que l’acheteur potentiel place dans son choix.
    Mon père a changé de téléphone. Quand il m’a demandé une astuce pour ne pas resaisir tous ses contacts à la main, nous avons découvert ensemble que c’était un Android.
    Mais ces Android bas de gamme sont à peine des smartphones. Et l’usage qu’en font leurs propriétaires reste probablement celui d’un téléphone portable basique. De même pour Bada.

    Penses-tu vraiment que les acheteurs d’iPhone seront dans cet état d’esprit ?
    Je pense différemment et cet article tout frais semble aller dans mon sens : bien que plus répandu, Android représente un usage Web moindre qu’iOS.
    Cette politique consistant à transformer le vieil haut de gamme en nouveau bas de gamme pourrait se retourner contre Apple en terme d’image de marque, comme à l’époque des Performa.
    S’il s’était agit d’un iPhone nano clairement identifié comme disposant de capacités limitées, l’effet de gamme serait apparu plus clairement.

    Quant à Siri, je reste sceptique.

    J’ai justement fait partie des possesseurs de Newton à l’époque de sa sortie. Je l’ai toujours. Belle pièce de technologie.
    Il n’empêche, je me souviens aussi du scandale qu’avait fait Charles Aznavour sur l’Apple Expo en expliquant qu’il ne pouvait rien en faire avec une détection de l’écriture cursive aussi lamentable.
    Et je me souviens quel (in)succès fut le Newton !

    Et je reste vraiment complètement convaincu que le succès du tout premier iPhone est avant tout dû à la facilité de saisie et la manipulation unimodale sur ce terminal par rapport à tout ce qui se faisait à l’époque :

    • double clavier sur les Nokia 900,
    • stylet et clavier sur les Windows CE/Mobile / Handspring,
    • clavier et mini trackball sur BlackBerry,
    • écran tactile et saisie Graffiti sur Palm

    . Rien ne valait cet écran tactile sur lequel tu faisais tout.

    Je ne l’ai pas essayé, mais les retours qui sont faits dans les blogs et les podcasts indiquent que Siri présente un énorme potentiel, mais que c’est pas sec.

    • Il faut une connexion data pour qu’il fonctionne, même pour saisir un rendez-vous dans ton agenda
    • la reconnaissance vocale n’est pas bonne dans les endroits bruyants (et ça en mobilité, ça existe un peu quand même)
    • les réponses sont parfois vraiment décalées, ce qui rend son usage utilitaire incertain

    La chose qui me conforte dans mon opinion, c’est que je n’ai vu nulle part un argumentaire du genre « Ouais avec Siri, j’ai fait ceci en lui disant… et c’était tellement plus facile que si je l’avais fait de manière classique en faisant cela ».
    Les seuls retours d’expérience qu’on voit sont des essais, des trucs humoristiques, des usages gadgets, rien de vraiment utilitaire.

  10. Ca bouge sur Siri !

    Mon sentiment après avoir pas mal joué avec Siri est que c’est plus simple d’utiliser Siri pour :
    – Programmer un réveil
    – Programmer un rappel
    – Composer un numéro du répertoire

    Il y a quelques semaines une vidéo est sortie d’un développeur qui a réussi à contrôler son thermostat avec Siri : http://www.wired.com/gadgetlab/2011/11/siri-thermostat-hack/

    On parle aussi d’une TV Apple contrôlée en vocal par Siri : http://www.mac4ever.com/news/66069/siri_pour_piloter_la_television_apple/

    Enfin Apple annonce des APIs pour Siri ! La nouvelle interface vocale arrive : http://www.mac4ever.com/news/66957/apple_donne_des_pistes_sur_l_avenir_de_siri/

    Affaire à suivre donc

  11. MP3 ..she was always explosive, so they say.
    She was the one with PINSTU and she kept that philosophy of  » pain » with interest.
    That’s why SEMPOU got a lot of BAULSHET.

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