Les nouvelles plates-formes de service

Au secours ! Je n’arrive plus à suivre. Google veut une licence mobile, Microsoft devient opérateur de services, France Telecom et Belgacom soufflent les droits de diffusion du Foot aux chaînes de TV payantes, Apple fait du téléphone… Tous veulent proposer de nouveaux services pour attirer le client, générer de l’audience. Mais pour cela il faut des plates-formes performantes, innovantes, modernes, bourrées de logiciel…

Et moi, que puis-je faire avec mes plates-formes ? Comment faire évoluer une accumulation de 20 ou 30 ans de systèmes, technologies, protocoles ? Comment satisfaire les nouveaux besoins et anticiper la prochaine vague ? Et en même temps je suis sensé comprendre l’IMS, le Web 2.0, les Mashups, eTOM, SIP, OSA Parlay, REST, SOAP, les SDP, les ESB, Google Talk, Android… Cela me donne mal à la tête rien que d’y penser. Pourtant, fondamentalement, mes préoccupations sont les mêmes qu’il y a quelques années, mais elles sont exacerbées : Time-To-Market, Qualité de service, Total Cost of Ownership.


Que dois-je faire ? Je vais peut-être investir dans un nouveau framework, un nouveau SDP. Je vois d’excellents outils, qui devraient pouvoir m’aider : toutes les cases des matrices de conformité sont satisfaites, mes architectes en extase. Mais est-ce suffisant ? Et puis, cela coûte fort cher et j’ai du mal à vendre les promesses de ces outils à mon chef et au Marketing. Et quand bien même ils seraient convaincus, le suis-je ?

Je peux faire un schéma directeur: j’organise, j’urbanise, je planifie. Oui mais, et si un de mes projets a du retard ? Et si le Marketing change d’avis ? Et si Android ne prend pas ? Et si l’IMS tarde à arriver ? Et si, et si, et si … Et si tout le monde n’est pas d’accord ? Cela va prendre du temps pour que mon plan soit assimilé et accepté, et il sera peut-être obsolète à ce moment-là. Je pourrai le réviser et faire une 2.0, mais j’aurai l’impression de courir après une ombre – alors que je voulais un plan qui éclaire l’avenir, pour agir maintenant.

Peut-être vais-je me concentrer sur des éléments de base, sur lesquels je pourrai construire rapidement de nouveaux services. Et pour compléter me doter d’une vision d’architecture qui soit un support pour la roadmap produit et pas un but en soi.

Mais au fait, le Web, l’Internet et tout ça, cela ne s’est pas développé à l’aide de plans stratégiques. Peut-être que le plus important, c’est l’état d’esprit, la manière dont l’équipe fonctionne, la volonté d’innover ensemble – réellement, sans a priori. Comment y arriver ?

Rêvons un peu : des équipes, sereines mais fourmillant d’idées, en phase sur le souhait d’innover, dans lesquelles chacun trouve sa place, sûres d’elle et soucieuses de continuer à produire de la valeur, réactives et installées pour durer. Sécuriser la production d’innovation dans la durée ! Quelle ambition paradoxale… Pourtant Google y arrive, et a développé en quelques années un modèle d’innovation durable.

Oui, je vais monter de vraies équipes, intégrées, localisées sur les mêmes sites, faisant intervenir Marketing, MOA, MOE, qualification, production, urbanistes… Je les dote de processus et pratiques adéquats, pour livrer service après service, de façon durable. Je leur donne l’envie de dépasser leurs objectifs !

Mais comment faire ? Cela sera long, difficile, je le sens ! Les gens ne parlent pas le même langage (Marketers vs Geeks), n’ont pas les mêmes codes, certains d’entre eux sont prestataires, mon chef n’aime pas le responsable Marketing, je ne supporte pas les cravates du responsable Qualification… Alors, me faire aider ? Par OCTO !

Yannick MARTEL, OCTO Technology

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4 commentaires pour “Les nouvelles plates-formes de service”

  1. Cher Yannick,
    avec un peu de recul, il faut se rendre à l’évidence: l’innovation ‘durable’ n’est pas une histoire de technologie, ni d’architecture de SI et Octo n’a probablement qu’un tout petit rôle à jouer dans ce domaine.
    Le directeur marketing de coca-cola le martèle: la technologie n’est pas une condition nécessaire à l’innovation.
    Chez BNPParibas, comme ailleurs j’imagine, les freins à l’adoption d’une culture de l’innovation sont à débusquer bien ailleurs qu’à l’IT. La RH, d’abord à qui l’on doit expliquer de valoriser autant l’expert que le manager (tout un programme !), le management (justement) à qui il faut inculquer la culture de l’échec; soit inciter à valoriser le nombre d’essais plutôt que le nombre de succès. Je peux citer aussi la nécessité d’un changement radical dans le comportement du salarié moyen en mode ‘emergency room’ permanent et bien incapable de ne pas piétiner la moindre idée naissante par le revers d’une micro-décision.
    OCTO, avec tout son talent, tous ses talents n’est pas même l’étincelle qui peut allumer ce grand feu de joie dont vous rêvez.

    Au plaisir de vous croiser le 2 et 3 Juillet…

    Laurent BEDE

  2. Ben Laurent, on déprime ? ;-)
    Allez, un peu d’étincelles … http://blog.octo.com/l%e2%80%99informatique-conviviale-voyage-au-coeur-des-grandes-organisations/

    See you soon on the moon !

  3. Salut Pierre,

    oui, ce devait être un mauvais jour ;).
    Bref, dans tout ce chaos, mon équipe a quand même réussi à décrocher le prix de l’innovation BP2S 2008 pour un nouveau produit de reporting basé sur le logiciel Spotfire (http://spotfire.tibco.com/).

    A bientôt, continuez à blogger comme ça, ça me maintient en vie !
    Laurent.

  4. [...] Les nouvelles plates-formes de service [...]

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