• Quelle est sa force, qu’apporte-t-elle de nouveau ?
  • Pour une entreprise qui souhaite la mettre en place, quelle limitation de ses performances permet-elle de diminuer ?
  • Quelles sont les règles, tacites ou explicites, qui permettent à cette entreprise de vivre avec cette limitation ?

La troisième question est cruciale car si ces règles ne sont pas changées alors la technologie n'apportera pas les bénéfices promis.

Par exemple, il y a 20 ans une petite usine de fabrication de 300 personnes vit apparaître le calculateur informatique. Il offrait de calculer instantanément l'approvisionnement net à partir d'un plan de vente alors que cette tâche fastidieuse occupait 10 personnes pendant 2 jours et n’était effectuée du coup qu'une fois par mois.

Qu'a fait cette entreprise ? Elle s’est mise à calculer son approvisionnement net instantanément… une fois par mois.

Reprenons les 3 questions que posent Goldratt.

La force du calculateur est de pouvoir effectuer sans erreurs des calculs dépendants à une vitesse fulgurante.

La limitation qu’elle permet de lever pour cette entreprise est le temps qu’elle passe à calculer l’approvisionnement net.

La règle que suivait cette entreprise pour vivre avec cette limitation est de n’effectuer ce calcul qu’une fois par mois, sinon celui-ci mobiliserait tellement de personnes que la production en souffrirait.

En conservant cette règle, l’entreprise est passée à coté des bénéfices financiers énormes qui l’attendaient si, avant que ses concurrents ne le fassent, elle s’était mise à provisionner au fil des commandes : réduction drastique des stocks et des temps de livraison, sécurisation des ventes et adaptation à l’évolution du marché.

Il y a 20 ans, quand le calcul informatique est apparu, 90% des entreprises n’ont pas répondu pas à la 3ème question de Goldratt et l’industrie tout entière n’a pas récolté les bénéfices financiers promis par cette révolutionnaire technologie.

A nous maintenant : que pensez-vous de faire l'exercice de répondre à ces 3 questions pour les technologies que nous connaissons ?

Mon exemple : HIBERNATE.

La force d’HIBERNATE est de gérer automatiquement le mapping objet / relationnel.

La limitation que permet de lever cette technologie est l’obligation de concevoir le modèle physique relationnel des données persistentes.

La règle que j’ai vue employée pour vivre avec cette limitation est la croyance que le modèle métier ne s’exprime que sous cette forme technique adhérente à la base de données.

J’en rencontré peu d’organisations qui ont fait le deuil de cette règle pour modéliser leur métier sous forme d’objet JAVA. Au contraire d’apporter des bénéfices, l’emploi d’HIBERNATE nécessite alors le maintien manuel de la cohérence entre le modèle physique, le modèle objet et les fichiers qui configurent le mapping objet / relationnel..

A vous.

- Olivier