Multicanal, innovations et SI

A l’époque de la bulle Internet, les « brick-and-mortar » étaient destinés tout simplement à disparaître face à l’émergence des « pure-players » internet. Il était alors vital pour toute société « classique » souhaitant survivre de disposer d’un site web, si possible marchand. Un crack et 10 ans plus tard, nombre de pure players ont disparu, certains sont maintenant des géants, et les « brick-and-mortars » sont bien présents sur le marché.

Une nouvelle révolution est entamée avec la mobilité et l’ubiquité d’internet, portées en particulier par l’avènement de l’iPhone et autres smartphones. Internet s’est démocratisé et l’homme de la rue a appris à se servir des outils que ce medium met à portée de sa main. La possibilité de consulter le web à tout moment et en toute occasion vient modifier l’importance accordée à ce medium. Au delà d’offrir un simple site marchand, il s’agit maintenant de tirer partie des synergies possibles entre ces différents canaux et des utilisations faites d’Internet. Le ROPO (Research Online, Purchase Offline) devient par exemple un service nécessaire pour toutes les enseignes pour attirer les clients qui souhaitent s’assurer de la disponibilité de l’article avant de se déplacer ou qui ne veulent pas payer de frais de livraison.
(Lire la suite…)

ERP et agilité

Aujourd’hui les grands groupes industriels font face à une multiplication des solutions de gestion dans leurs filiales avec un constat, plus on s’éloigne du centre et plus les solutions se font hétérogènes et exotiques. Ces différentes solutions vont de SAP, leader du marché pour lequel les processus sont presque gravés dans le code jusqu’à un simple ensemble d’outils de bureautique : un tableur pour suivre les commandes et un éditeur de texte pour émettre des factures. Entre ces deux extrêmes il existe quelques acteurs majeurs : Oracle EBS, SAGE, NAVISION… et de nombreux éditeurs locaux.

Comment rationaliser un écosystème aussi diversifié ?

(Lire la suite…)

NTIC : Comprendre les enjeux pour l’entreprise et l’individu…

Depuis les 5 dernières années, on assiste à une intensification de l’usage des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) dans le monde professionnel : téléphonie mobile, courrier électronique, plateformes collaboratives, partage documentaire en ligne, solutions de messageries instantanées, Accès internet mobile, voix sur IP, etc. Tout cela a été possible grâce à la généralisation et la banalisation de la connexion internet et à la standardisation et la modernisation des réseaux filaires et sans fil (wifi, Bluetooth, connexion internet 3G, etc.).

Conscientes de l’importance de ces technologies et outils, la plupart des entreprises se sont pressées à les adopter, chacune à son rythme, et ses besoins, offrant aux collaborateurs de nouveaux canaux de communication et d’échanges. L’arrivée de solutions mobiles et de systèmes d’exploitation à interfaces ergonomiques (iPhone, Ipad, Android, Windows Mobile, etc.) dote les technologies de l’information et de la communication d’un bel avenir.

Par ailleurs, les NTIC constituent un facteur d’évolution des rapports sociaux, des emplois et des métiers. Elles accompagnent une série de transformations concernant la stratégie de l’entreprise, l’organisation du travail, les formes de management, la concertation et la négociation.

Cet article porte sur le positionnement des NTIC, ses apports et ses impacts sur l’entreprise et sur la vie quotidienne des collaborateurs et l’environnement de travail. Il donne à nos décideurs (DSI, R&D, stratégie, marketing, etc) une première grille de lecture leur permettant de viser la bonne politique NTIC à adopter en adéquation avec l’histoire et la culture de l’entreprise et un aperçu des challenges à relever aujourd’hui et demain. (Lire la suite…)

Le SI, une boîte de LEGO ?

Récemment, j’ai été amené à participer à plusieurs études d’évolution de SI. Ce qui m’a personnellement frappé dans ces différentes missions c’est l’image commune qu’utilisaient nos interlocuteurs pour décrire leur SI idéal. Cette image est celle de la boîte de « LEGO » ! En effet, pour rationaliser les coûts et diminuer les délais des projets, ils souhaitaient avoir des briques applicatives génériques qu’ils pourraient combiner à souhait comme les briques de « LEGO ». Je me suis alors interrogé sur les raisons qui font que ces personnes, d’horizons différents, partagent cet idéal commun. (Lire la suite…)

Le lean management peut-il transformer la DSI (et l’entreprise) ?

Généralement, un article sur une nouvelle méthode de travail explicite et détaille les techniques qui la fondent : le AAZB12 tous les matins, l’affichage de QSSD tout les soirs, le suivi 0ZOP en continu, et se conclue par « pour être intégrée et acceptée, la méthode X (choisir parmi : Cobit, CMMi, Six Sigma, ITIL … et aujourd’hui lean) ne doit pas être considérée comme une réponse pratique et immédiate mais doit être conçue comme un projet de moyen terme. Ensuite, elle doit faire émerger de vraies démarches participatives, incluant le champ des conditions de travail. Enfin, elle doit prendre en compte l’évolution des compétences, la formation et, au-delà, l’organisation des collectifs et la valorisation de l’individu…

Malaise. Sentiment de déjà vu.

(Lire la suite…)

Réconcilier sédentaires et nomades dans l’entreprise ?

« Vertus du sédentaire : vigilance, hospitalité, sens du long terme. Vertus du nomade : entêtement, intuition, mémoire. ».  C’est sur cette réflexion de Jaques Attali (Une brève histoire de l’avenir) que se penche l’avant dernier chapitre de l’Informatique Conviviale plongeant dans le conflit millénaire entre conservateurs et innovateurs :

Pichot et Sibylle démarrent informellement la séance en commentant les résultats encourageants des transitions « Méfiance-Spécialisation » vers « Confiance-Autonomisation » à la DSI et à la direction financière.
Puis, toujours affable, Pichot poursuit :
- Mais c’est un peu Beyrouth partout quand même. Des équipes se déclarent dans tous les sens et font le siège de mes bureaux. Je ne vais tout de même pas dire oui à tout ! On ne peut pas totalement polariser cette structure sur l’innovation, il faut aussi faire tourner le business courant.

Secrotas, cédant pour une fois à sa stricte posture maïeutique, se lance dans une tirade lyrique sur le conflit millénaire entre conservateurs et réformateurs, profils associables aux sédentaires et aux nomades, qui ont chacun leurs vertus, mais qui s’angoissent mutuellement :
- Le premier drame entre eux date de Caïn – le cultivateur sédentaire – et Abel – le berger nomade, c’est pour dire !
- Inévitable conflit enchaîne Pichot, que je découvre amateur d’histoire. Nécessaire même, car les territoires doivent être protégés et stabilisés pour que l’on y prospère. Et à l’inverse, les cités, États ou compagnies qui n’ont pas su intégrer une influence « barbare » sont morts faute d’avoir tiré parti d’influences nouvelles. Et l’Histoire d’avancer par à-coups : Empire romain et chrétienté naissante, chrétienté établie et Copernic, États contre-réformés et cités réformées, 1789…
- Tu oublies la Glorieuse Révolution anglaise de 1688 qui a accouché d’une monarchie parlementaire dans le plus grand calme, poursuit Henri, mais peut-être est-ce l’exception qui confirme la règle…

Et Sibylle d’ajouter :
- J’ai le sentiment que dans la plupart de ces cas, l’on cherche à éviter ce conflit structurel lié à l’innovation – innovation qui remet en cause trop de règles de « l’empire » – jusqu’à ce qu’il éclate violemment par trop de pression accumulée.

Elle se tourne vers Pichot :
- Au fond, qu’est-ce qui t’empêche de dire oui à toutes les équipes qui se pressent devant les portes de tes managers pour réclamer un espace d’expérimentation ?
- Je ne sais pas. Une certaine peur du chaos j’imagine.

la suite ici.